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Apple : le géant informatique prépare la révolution des carnets de santé

C’est discrètement qu’Apple entend révolutionner la santé de demain. Sans le savoir, des milliers d’utilisateurs envoient à la firme leurs données médicales, composant ainsi une immense cartographie qui pourrait bien remplacer nos carnets de santé…

Une infirmière connectée

 

Cela fait déjà quelques années qu’Apple teste ses applications santé auprès de ses utilisateurs : Health kit, Care kit, Research kit. Ces applications présentes sur plusieurs plateformes (smartphone, tablettes…) suivent l’utilisateur partout et enregistrent ses données pour les envoyer à Apple. En France, certains gardes fous protègent les utilisateurs de l’usage frauduleux des données. La loi oblige une totale étanchéité des données de santé, sous peine de sanction pénale.

Apple serait, selon le site d’information américain CNBC, en train de transformer ces données en véritables carnets de santé alternatifs et connectés. Chaque visite chez le médecin, chaque résultat de prise de sang ou même les modalités de prise en charge de la mutuelle santé pourront être enregistrées dans le mobile Apple et être ainsi partagées avec des spécialistes. Cette idée pourrait bien révolutionner l’e-santé et faciliter l’accès au soin.

Apple se lance sur un marché porteur : la santé

Tous les indicateurs sont au vert en ce qui concerne l’e-santé. Les applications mobiles se multiplient : tracker d’activité, podomètre, conseils de relaxation, plus de 100 000 logiciels pour smartphone se partagent ce marché. Pour Apple, présent partout grâce à son milliard de produits vendus en 2015 , l’occasion est trop belle. Plusieurs concepteurs ont déjà tenté de se positionner sur le marché de l’e-santé : Google avec Flu, censé prédire les épidémies virales grâce aux recherches des utilisateurs ou Sant.ee, une application mobile communautaire permettant d’utiliser les statuts comme outil de prévention.

En 2015, c’était 13% des Français qui possédaient au moins un objet connecté de santé prouvant ainsi l’importance de la prévention des maladies pour eux. Un marché porteur, car les jeunes âgés de 18 à 24 ans sont les premiers à les utiliser ; Apple veut ainsi se placer comme une référence en e-santé pour les générations à venir. Reste à savoir si la Sécurité sociale suivra la marche et proposera des fonctionnalités pour les utilisateurs de ces futures applications.