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Jeux vidéo : l’addiction reconnue comme un trouble par l’OMS

L’Organisation mondiale de la santé considère la pratique abusive du jeu vidéo comme une pathologie. Mais cette reconnaissance ne convainc pas tout le monde.

L’écrivain Harlan Coben a souvent ironisé sur les effets des jeux vidéo : « Le danger des jeux vidéo est qu’ils vous coupent du monde extérieur. Le charme des jeux vidéo est qu’ils vous coupent du monde extérieur ». Cet isolement social parfois accentué est ce qui a poussé l’OMS à classer cette addiction comme un trouble à part entière.

Cette reconnaissance dans la 11e classification internationale des maladies entrera en vigueur le 1er janvier 2022. Ce qui est pointé par l’OMS est la « perte de contrôle sur le jeu » qui prend le pas sur le quotidien, les relations sociales et la santé. Ce danger avait déjà été reconnu en 2014, dans la 10e classification : on l’appelait le « jeu pathologique ».

Doute scientifique

Cependant, même au sein de la communauté scientifique, on est loin du consensus. L’OMS admet elle-même les limites de sa décision : « Ce trouble ne touche qu’une petite partie des joueurs ». Le Monde rappelle qu’une tribune avait été publiée par des chercheurs néerlandais, américains, suédois et australiens sur « la base scientifique faible pour le trouble du jeu vidéo ».

Les scientifiques sceptiques ont estimé qu’il n’y avait pas plus de raison de condamner la pratique excessive du jeu vidéo que celle du bronzage, de Facebook ou du travail. Sans surprise, la plus vive opposition est venue des industriels. Simon Little, PDG de la Fédération européenne des logiciels interactifs, a crié son indignation : « Cette notion ne repose sur aucune preuve suffisamment solide ».