Tout savoir sur les troubles obsessionnels compulsifs (TOC)

Les troubles obsessionnels compulsifs concerneraient 2 à 3 % de la population, chiffre remis en question par le fait que de nombreuses personnes atteintes de TOC ne consultent pas. Cette pathologie est, en terme d’incidence, le 4e trouble psychiatrique le plus fréquent.

Troubles obsessionnels

LeLynx.fr, comparateur de mutuelles, vous en dit plus sur cette maladie qui pousse certaines personnes à d’étranges rituels très envahissants au quotidien.

De l’obsession à la compulsion : le mécanisme des TOC

Dans une interview donnée à Science et Avenir , Monique Rey, psychiatre à la clinique Lyon Lumière de Meyzieu, définit les troubles obsessionnels compulsifs comme des « pensées et images intrusives qui s’imposent aux gens » qui vont alors, « pour faire partir l’angoisse qu’elles provoquent (…), s’adonner à des rituels ». Ces obsessions ont la particularité d’être envahissantes, involontaires et focalisées sur un thème précis, qui peut être la saleté, le désordre, le sexe… La récurrence de cette impulsion génère à la longue du dégoût, de l’angoisse et de la souffrance. Pour soulager ces maux, la personne met en place un rituel par des actes mentaux répétitifs appelés compulsions. Ce schéma est courant, tout le monde a des obsessions, mais Monique Rey précise que « si on n’a pas de TOC, notre cerveau est capable de critiquer ». Globalement, lorsque les rituels occupent – ou plutôt réquisitionnent – une heure par jour ou plus, il s’agit de TOC.

L’Assurance maladie, sur son site ameli.fr , distingue cinq groupes de TOC, parmi les formes les plus courantes :

  • l’obsession de la saleté et la compulsion de lavage,
  • l’obsession de l’oubli ou de l’erreur et la compulsion de vérification,
  • l’obsession de l’ordre et la compulsion de rangement,
  • la peur obsessionnelle de jeter des objets utiles et la compulsion d’accumulation,
  • l’obsession du corps (impression obsédante d’avoir un défaut physique) et la compulsion de camouflage (par du maquillage, des accessoires),
  • les obsessions liées à la transgression (pensées violentes, sexuelles ou blasphématoires) et la compulsion de conjuration (formules, prières, gestes ritualisés).

 2/ Les origines des TOC sont floues mais leurs traitements bien réels

Majoritairement présents chez les moins de 25 ans, les TOC sont d’origine aujourd’hui encore mystérieuse. Certains facteurs favorisants ont néanmoins été identifiés : hérédité, dysfonctionnement cérébral, problèmes psychologiques ou immunitaires.

Une fois diagnostiqués, les TOC peuvent être traités de différentes manières, au cas par cas. Des antidépresseurs peuvent être prescrits (par le médecin traitant ou un psychiatre), pour une durée souvent longue, allant parfois jusqu’à plusieurs années. La plupart des patients suivent une thérapie cognito-comportementale ou TCC, qui agit à la fois sur les pensées et les comportements. Dans de rares cas, une intervention chirurgicale consistant à stimuler directement une partie du cerveau s’avère nécessaire.

Le TOC est un trouble chronique, mais l’Assurance maladie précise que « lorsque la prise en charge thérapeutique est précoce, les symptômes s’atténuent, les rituels sont moins nombreux permettant une vie quotidienne à peu près normale » .

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