Travailleurs frontaliers et assurance santé

Est considéré comme travailleur frontalier tout salarié ou non salarié qui travaille dans un pays mais réside dans le pays ayant une frontière commune avec celui-ci. Il doit y retourner en principe chaque jour ou au moins une fois par semaine. Il est alors considéré comme travailleur frontalier du point de vue de la sécurité sociale.

Assurance maladie du frontalier: le droit d’option

Ces frontaliers ont la possibilité d’accéder au «droit d’option», c’est à dire qu’ils sont libres de choisir leur assurance maladie: soit le régime général de l’assurance maladie de la sécurité sociale, en s’affiliant à la couverture maladie universelle (CMU), soit auprès du système du pays dans lequel ils travaillent. Ils ont également la possibilité de choisir une assurance de santé privée pour frontaliers. Cette option est la plus fréquemment utilisée car elle est moins coûteuse que les autres.

Cas particulier de la Suisse

Seulement voilà, les travailleurs frontaliers exerçant leur activité en Suisse vont voir ce droit d’option changer dès le 1er juin 2014. En effet, ils n’auront plus la possibilité de souscrire une assurance santé privée. Les travailleurs ayant choisi l’assurance Suisse, LAMal ne seront pas concernés par cette réforme, ils continueront d’être couverts en Suisse. Les frontaliers ayant choisi la caisse d’assurance maladie privée basculeront automatiquement au régime de la sécurité sociale. Ces derniers pourront souscrire en plus, une complémentaire santé pour une meilleure protection.

Cette mesure lucrative pour l’État devrait lui rapporter près de 100 millions d’euros la première année et 150 millions les années suivantes.

Ce changement de régime provoque la colère des frontaliers pour qui la situation est bien moins lucrative, en effet, ils devront probablement compenser la prise en charge limitée de la sécurité sociale en prenant une complémentaire bien plus coûteuse que l’assurance santé privée qu’ils avaient auparavant, s’ils veulent être remboursés de la même manière.

Il y a fort à parier que cette réforme ne passera pas sans protestation aux frontières.

Afficher les questions et commentaires
Et si on discutait ?

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation des cookies Fermer

Revoir mes dernières offres