Tout savoir sur l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG)

Vous êtes enceinte et vous ne souhaitez pas poursuivre votre grossesse ? En France, l’avortement est autorisé pour toute femme souhaitant mettre un terme à sa grossesse. On estime à 220 000 le nombre d’interruptions volontaires de grossesse pratiquées chaque année en France. Alors qu’il était initialement fixé à 10 semaines de grossesse, le délai légal d’avortement a été allongé à 12 semaines en juillet 2001.

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Les démarches pour l’IVG

Fortement réglementée, plusieurs démarches sont nécessaires lorsque l’on veut procéder à une IVG :

  • La première consultation médicale : le médecin vous fait passer un examen clinique et vous informe des méthodes médicales et chirurgicales de l’IVG en vous remettant un dossier-guide comprenant : le rappel des dispositions législatives concernant l’IVG, la liste des établissements autorisés à pratiquer l’IVG et leurs adresses, la liste des établissements d’information, de consultation et de conseil familial, des centres de planification et d’éducation familiale, des services sociaux et d’autres organismes agréés.
  • Un entretien psycho-social : facultatif mais systématiquement proposé aux femmes majeures et aux mineures émancipées. Si l’entretien psycho-social est choisi, il doit avoir lieu au moins 48 heures avant l’IVG.

L’entretien psycho-social est obligatoire pour les mineures non-émancipées qui se voient alors remettre une attestation d’entretien nécessaire pour procéder à une IVG.

  • La deuxième consultation médicale : 7 jours minimum après la première consultation, ou moins si le délai légal d’avortement risque d’être dépassé, lors de cette consultation, vous devez remettre au médecin la confirmation écrite de votre demande d’IVG. S’il est habilité à pratiquer l’IVG, le médecin peut y procéder ou vous pouvez choisir de passer par un autre médecin.
  • Une consultation de contrôle et de vérification de l’IVG est réalisée entre le 14ème jour et le 21ème jour qui suit l’interruption de la grossesse. A cette occasion, le médecin ou la sage-femme envisage avec la patiente un moyen de contraception adapté à sa situation.

Dans tous les cas, il est conseillé de prendre rendez-vous le plus tôt possible, compte tenu des délais d’attente.

Les 2 méthodes d’IVG et leurs coûts

Dans le cadre de votre demande d’IVG lors de votre première consultation médicale, votre médecin est censé vous expliquer les deux méthodes employées en France pour l’interruption de grossesse.

L’une ou l’autre de ces méthodes sera utilisée en fonction de la durée de la grossesse.

L’IVG médicamenteuse

L’IVG par médicaments est possible avant 7 semaines d’absence de règles. Elle consiste à prendre deux médicaments, appelés pilules abortives :

  • la mifépristone (Mifégyne), qui interrompt la grossesse en bloquant l’action de la progestérone ;
  • le misoprostol (Gymiso), à prendre dans les 36 à 48 heures plus tard et qui provoque l’expulsion de l’œuf.

L’interruption volontaire de grossesse médicale peut être réalisée à l’hôpital, dans une clinique privée ou encore dans un cabinet médical.

Le coût d’une IVG médicamenteuse s’élève, en prenant en compte les différentes consultations et le coût des médicaments, à :

  • 257 euros à l’hôpital ;
  • Entre 260 et 270 euros dans un établissement de santé privé ;
  • 190 euros dans un cabinet médical.

L’IVG chirurgicale

Sous anesthésie locale ou générale, l’IVG chirurgicale est exclusivement pratiquée en établissement de santé et nécessite dans la plupart des cas, une hospitalisation inférieure ou égale à 12 heures.

La méthode généralement utilisée est l’aspiration, après quoi il peut être nécessaire de procéder à un mini-curetage pour s’assurer que l’utérus est bien dégagé de tout débris membranaire.

Il est vivement recommandé de se présenter à une visite de contrôle dans les deux à trois semaines qui suivent l’IVG chirurgicale afin de vérifier que l’opération se soit bien déroulée.

Le coût d’une IVG chirurgicale est d’environ :

  • 250 à 390 euros dans un établissement public ;
  • 300 à 450 euros dans un établissement privé.

Le remboursement de l’IVG

Vous allez procéder à une interruption volontaire de grossesse et vous voulez connaître le montant des remboursements de l’assurance maladie pour l’IVG ?

Vous vous demandez également si votre complémentaire santé vous remboursera la part non prise en charge par la sécurité sociale ?

Suivez le guide de LeLynx.fr pour tout savoir sur le remboursement de l’IVG, quelle soit médicamenteuse ou chirurgicale !

Assurance santé : la prise en charge de l’IVG

  • Lorsqu’elle est pratiquée dans un établissement de santé, l’IVG est remboursée à 80 % par la sécurité sociale ;
  • Lorsqu’elle est pratiquée en médecine de ville ou en consultation externe d’un établissement hospitalier, l’IVG médicamenteuse est remboursée à 70 % par la sécurité sociale.
  • Pour les mineures non émancipées, sans consentement parental : l’intégralité des frais liés à l’IVG est prise en charge par la sécu avec dispense d’avance de frais.
  • Pour les bénéficiaires de la CMU, l’IVG est pris en charge à 100%.

La sécurité sociale ne rembourse pas le ticket modérateur, qui reste à votre charge.

Si vous bénéficiez d’une mutuelle santé, celle-ci peut prendre en charge le ticket modérateur et d’autres prestations complémentaires. Vérifier que ceci figure bien sur votre contrat complémentaire santé.

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