Les régimes alimentaires : à savoir

Régimes alimentaires

Nombreux sont les régimes amincissants, mais suivre un régime ne signifie pas nécessairement se mettre à la diète pour perdre des kilos. Si la minceur est un graal, particulièrement à l’approche de l’été, certaines modifications des habitudes alimentaires sont motivées par un besoin de bien être général. Problème : se mettre au régime a un prix, le prix de l’effort certes mais aussi celui du porte-monnaie !

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Qu’est-ce que l’indice de masse corporelle ?

Avant de se lancer dans un régime alimentaire, il est important de connaître son indice de masse corporelle (IMC). Défini en 1997 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ce chiffre évalue la corpulence d’une personne et sert de référence à tous les professionnels de la nutrition.

Il se calcule de la manière suivante : IMC = poids / taille2. Par exemple, une personne mesurant 1,81 m pour 95 kg aura un IMC de 95 / (1,81 x 1,81) = 29 kg/m2.

L’OMS définit :

  • le surpoids comme un IMC égal ou supérieur à 25 ;
  • l’obésité comme un IMC égal ou supérieur à 30.

L’IMC reste cependant une indication approximative, à interpréter avec précaution, car la proportion de masse graisseuse peut fortement varier d’un individu à l’autre.

Principes et risques des régimes amincissants

Dukan, Weight Watchers, Atkins… ces « méthodes miracles » pour retrouver sa ligne en un temps record abondent dans les magazines féminins et autres rayons bien-être des librairies. Ces régimes minceurs sont-ils réellement efficaces ? Si certains le sont, la plupart demande d’être suivis avec précaution pour éviter de développer des carences alimentaires qui peuvent avoir des conséquences désastreuses sur la santé.

La majorité des régimes amaigrissants peuvent être regroupés en trois grandes catégories.

Les régimes hypocaloriques

Il s’agit de la forme la plus classique de régime minceur, qui consiste à diminuer l’apport calorique journalier. Pour ce faire, certaines méthodes visent à supprimer de l’alimentation les aliments gras et/ou sucrés, quand d’autres autorisent à manger de tout mais en quantités limitées. Ces régimes sont généralement efficaces mais demandent beaucoup de rigueur et une reprise progressive de l’alimentation normale, tout en gardant de bonnes habitudes (manger équilibrer, ne pas grignoter entre les repas, pratiquer une activité physique régulière…). Sans cela, la reprise de poids est inévitable et l’on risque de tomber dans le « syndrome du yo-yo » (succession de phases de perte puis de reprise de poids), phénomène qui favorise l’état dépressif et augmente les risques de maladies cardiovasculaires.

Le régime hypocalorique le plus célèbre est le programme Weight Watchers, créé en 1963 par une Américaine désireuse de perdre du poids mais n’y parvenant pas malgré de nombreuses tentatives de régimes. Cette méthode, qui préconise une alimentation variée accompagnée d’une activité sportive régulière, est fondée sur deux principes :

  • un système de points pour compter l’apport calorique de chaque aliment,
  • des réunions de groupes de soutien et d’entraide hebdomadaires.

On peut également citer le régime Cohen, nutritionniste qui prône l’alimentation variée et la maîtrise des quantités, ou encore le régime Atkins pauvre en glucides.

Les régimes protéinés

Très en vogue, les régimes protéinés, voire hyperprotéinés, se basent sur une alimentation riche en viandes, poissons, œufs et autres aliments contenant force protides, l’objectif étant de perdre rapidement du poids sans endommager la masse musculaire. Par ailleurs, les aliments les plus purs en protéines sont peu caloriques et ont l’avantage de combler la faim. Certaines méthodes visent même à consommer des substituts de repas sous forme de poudres hyperprotéinées, ce qui augmente fortement les risques de carences. Quel que soit le régime protéiné suivi, il est conseillé de consulter un médecin avant de le débuter.

Particulièrement connue et parfois critiquée, la méthode Dukan est un régime hyperprotéiné en quatre phases :

  • attaque : 3 à 7 jours d’alimentation uniquement protéinée ;
  • croisière : insertion des légumes dans l’alimentation jusqu’à obtention du poids visé ;
  • consolidation : longue phase de retour progressif à une alimentation normale ;
  • stabilisation : des préconisations à vie pour maintenir sa ligne.

Les régimes dissociés

Parfois connus sous les noms de régime Shelton, Antoine ou Montignac, les régimes dissociés ont pour principe de ne pas associer certains aliments entre eux mais de les consommer de manière séparée et à des moments précis. Ces méthodes se fondent sur le respect des capacités biologiques de digestion et des enzymes de l’organisme. Souvent efficaces à court terme, les régimes dissociés sont aussi fatigants et perturbants sur le plan digestif. D’autre part, les fortes contraintes alimentaires entraînent généralement une altération de la vie sociale.

Faire un régime pour améliorer sa santé

L’objectif d’un régime n’est pas forcément de perdre du poids, modifier ses habitudes alimentaires peut être motivé par une envie d’être « mieux portant ». En effet, le bien être passe aussi par le contenu de l’assiette. Ces régimes visent une alimentation équilibrée qui a bien souvent fait ses preuves auprès d’habitants de certaines régions du monde.

Le régime crétois ou méditerranéen

Cette pratique alimentaire trouve son origine dans les traditions de plusieurs pays du bassin méditerranéen, dont notamment la Crète. Les habitants de ces régions sont réputés pour être en excellente santé et peu enclins aux maladies cardiovasculaires, c’est pourquoi le régime méditerranéen est un exemple pour les nutritionnistes. Selon certaines études, ce régime aurait également des bienfaits sur la fertilité et le cerveau, diminuant les risques de maladies d’Alzheimer et de Parkinson.

Il s’agit de consommer en abondance fruits et légumes, du pain à chaque repas, de privilégier le poisson à la viande, de modérer sa consommation de produits laitiers et de cuisiner à l’huile d’olive uniquement. Certains diététiciens préconisent même la consommation très modérée de vin, seule boisson alcoolisée autorisée par ce régime.

Le régime Okinawa

Petite île perdue au sud du Japon, Okinawa détient le record mondial de longévité, avec trois fois plus de centenaires qu’en France et des personnes âgées en pleine forme ! Cette longévité s’expliquerait notamment par le régime alimentaire de ses habitants qui ont pour habitude de ne jamais manger plus que de raison et de consommer beaucoup de végétaux et de poisson. Au-delà de ces principes alimentaires, le régime Okinawa préconise l’activité physique régulière et la sérénité (prendre le temps de souffler avant chaque repas par exemple), tout en soulignant l’importance de la vie sociale.

Le régime détox

Retrouver la vitalité en éliminant les toxines du corps, tel est l’objectif du très en vogue régime détox, qui permet aussi de perdre du poids. Plébiscitées par les stars hollywoodiennes, les cures détox sont généralement de courte durée et visent à « purifier » l’organisme en supprimant les apports toxiques (alcool, tabac, sucres, graisses, café…) et en privilégiant les aliments naturels ou bio. Les fruits et légumes y sont particulièrement appréciés pour leurs vertus antioxydantes et la consommation d’eau en quantité élevée est un point fort.

Quelle prise en charge pour les régimes alimentaires ?

Se mettre au régime a un coût financier non négligeable, puisque cela peut nécessiter de consulter des professionnels de santé ou de la nutrition, ou encore de consommer des produits chers. Dans certains cas, un remboursement partiel peut être envisagé par l’Assurance maladie ou certaines mutuelles.

Médicalement accompagné, votre régime peut être remboursé
Deux types de professionnels peuvent accompagner un régime alimentaire :

  • le nutritionniste, médecin spécialiste dans la prise en charge des troubles alimentaires (obésité, anorexie, intolérances…),
  • le diététicien, conseiller en alimentation.

Pour la consultation d’un nutritionniste, l’Assurance maladie rembourse 70 % du tarif de base d’un médecin spécialiste (25 € si celui-ci ne pratique pas de dépassement d’honoraire), le complément pouvant être pris en charge par la mutuelle santé. Certaines complémentaires santé proposent également la prise en charge de consultations chez le diététicien, qui elles ne sont jamais remboursées par la Sécu, puisqu’il ne s’agit pas d’une spécialité médicale.

La méthode Weight Watchers remboursée par Swiss Life

Récemment, l’assureur Swiss Life a signé un partenariat avec Weight Watchers, afin de proposer à ses adhérents un remboursement partiel et soumis à conditions des programmes que propose le spécialiste en régime minceur. Ce partenariat s’inscrit dans une volonté de prévention contre le surpoids et l’obésité.

Selon Swiss Life, « ce remboursement sera jusqu’à 50 % du prix payé pour tout abonnement souscrit ou en cours à  Weight Watchers Pass Lib ou à Weight Watchers Online dans la limite de 3 mois d’abonnement sur une période de 12 mois consécutifs, et à concurrence du forfait prévention associé ».

Au vu des résultats alarmants de l’étude ObEpi-Roche sur l’obésité et le surpoids des Français en 2012 et dans le cadre du plan national contre l’obésité mené par le ministère de la Santé, d’autres modes de prise en charge des régimes alimentaires devraient voir le jour.

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