Quel « psy » choisir pour quelle prise en charge ?

Selon l’OMS, la santé mentale est « un état de bien-être permettant à chacun de reconnaître ses propres capacités, de se réaliser, de surmonter les tensions normales de la vie, d’accomplir un travail productif et fructueux et de contribuer à la vie de sa communauté ».

Psychiatre, psychologue, psychothérapeute

Il faut reconnaître alors que nul n’est à l’abri d’un grain de sable dans l’engrenage cérébral et que la plus sage des décisions est de se faire aider par un professionnel. Petit coup de blues, grosse dépression, névroses envahissantes… qui consulter pour quel problème ? Derrière les trois lettres «psy» se cachent de nombreuses pratiques, c’est pourquoi votre comparateur de mutuelles santé LeLynx.fr vous présente les caractéristiques des différents spécialistes de la santé mentale.

Quelques idées reçues sur les psys

« Les psys, c’est pour les fous »

Si les psychiatres sont des spécialistes des maladies mentales, on vous rassure : nul besoin d’être fou pour aller consulter. La simple envie justifie de se tourner vers un professionnel pour trouver un soutien en cas de coup dur, des réponses à ses questions, ou tout simplement pour apprendre à mieux se connaître soi-même.

« Je préfère parler de mes problèmes à mes proches plutôt qu’à un inconnu »

Pouvoir se confier à son entourage, c’est un atout précieux. Mais dans certains cas, ça ne suffit plus. Parler à un psy, c’est parler à quelqu’un de neutre, d’extérieur, qui n’émettra aucun jugement et aura parfois le recul nécessaire pour débloquer la situation.

« Les psys sont des charlatans payés à ne rien faire »

La qualité d’écoute n’est pas donnée à tout le monde et c’est, dans le cas des psys, un travail qui s’apprend sur les bancs de l’école. À chaque spécialité correspond une formation particulière et il est important de vérifier les références d’un psy avant de le consulter.

Convaincus ? Alors suivez le guide !

 Psychiatre et psychologue : quelles différences ?

Les deux sont en mesure de pratiquer une thérapie mais seul le psychiatre peut prescrire des médicaments. Au-delà de cette différence majeure, les deux professions se distinguent et se complètent par bien des caractéristiques.

Quels que soient vos besoins, il vous est possible de consulter un psychiatre comme un psychologue sans nécessairement passer par votre médecin traitant. Malinx LeLynx vous donne toutes les cartes pour faire votre choix !

La psychiatrie est une spécialité médicale

Le psychiatre est un praticien qui a fréquenté les bancs de la fac de médecine jusqu’à l’internat, pour ensuite se spécialiser dans le traitement des troubles psychiques et des maladies mentales. Il est en mesure d’établir un diagnostic psychiatrique, de mettre en œuvre une psychothérapie, de prescrire des médicaments et d’éventuels examens complémentaires, mais aussi de décider d’une hospitalisation. La thérapie globale consiste généralement en l’association d’un accompagnement psychologique avec un traitement médical (anxiolytiques, antidépresseurs, stabilisateurs de l’humeur, etc.).

Le psychiatre peut recevoir dans son cabinet en ville, s’il est indépendant, ou dans un cadre hospitalier. Les pédopsychiatres sont spécialement formés pour prendre en charge les enfants et adolescents.

Comme toute consultation chez un médecin spécialiste, la séance chez un psychiatre est prise en charge à 70 % du tarif de base par l’Assurance maladie, soit 26,79 €. Ce médecin est consultable directement (hors parcours de soins coordonnés) entre 16 et 25 ans, sinon il est nécessaire de passer par son médecin traitant pour être remboursé dans les meilleures conditions. La mutuelle santé complète les remboursements.

Le psychologue : un professionnel diplômé d’université

Contrairement au psychiatre, le psychologue n’a pas fait d’études de médecine mais n’en reste pas moins un universitaire détenteur d’un diplôme de troisième cycle en psychologie. Ses cinq années d’études supérieures le rendent apte à assurer le soutien psychologique des personnes en souffrance psychique, par la mise en œuvre de tests de personnalité ou de niveau intellectuel et d’entretiens psychothérapiques. Il est habilité à prendre en charge les adultes, aussi bien que les enfants et les adolescents.

Selon les différentes formations qu’il a pu suivre au cours de ou parallèlement à ses études, le psychologue est en mesure de proposer différentes approches thérapeutiques (en groupe, en famille, par la relaxation, l’hypnose, etc.). C’est pourquoi il est important, avant de consulter, de vérifier les références et les « spécialités » du professionnel.

Le psychologue exerce généralement en cabinet, mais il peut également travailler au sein d’unités psychiatriques auprès des médecins spécialisés. Les séances en ville ne sont pas prises en charge par l’Assurance maladie ni par les mutuelles. Cependant, il est possible de consulter un psychologue au sein d’un centre public agréé afin de profiter d’un minimum de remboursement.

 Psychothérapies : une variété de disciplines

La psychothérapie est un terme général regroupant un très grand nombre de pratiques, plus ou moins reconnues et plus ou moins sérieuses. Afin de vous éviter de mauvaises surprises, il est sage de vous renseigner – ou de vous faire conseiller par votre médecin traitant – avant de pousser la porte d’un psychothérapeute.

Qui peut se dire « psychothérapeute » ?

En théorie, tout psychothérapeute doit être inscrit au Registre national pour pouvoir exercer officiellement. En pratique, n’importe qui peut s’autoproclamer « thérapeute » et prodiguer des conseils et soins hors de prix, farfelus, inutiles, voire dangereux. Les professionnels « officiels » ont, eux, une obligation de formation minimum et de diplôme d’État en psychologie ou psychanalyse. Le Registre national des psychothérapeutes est mis à la disposition du public : il fournit les coordonnées et la formation des professionnels inscrits.

Tour d’horizon de principales psychothérapies

  • La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) :

De courte durée (10 à 25 séances), la TCC consiste à amener le patient à remplacer ses idées négatives et comportements inadaptés par des pensées et des réactions en adéquation avec la réalité. Elle a pour but de dépasser progressivement les rites, les vérifications, le stress, les évitements, les inhibitions, les réactions agressives, ou encore la détresse à l’origine d’une souffrance psychique.

  • La thérapie analytique de groupe :

Elle amène les participants à comprendre leurs modes de relation aux autres, à améliorer leur confiance en soi, à apprendre à s’intégrer à des groupes et à vivre socialement. La séance peut se présenter comme un groupe de parole ou comme une série de mises en scène.

  • La thérapie familiale systémique :

Elle a pour but de favoriser les échanges entre les membres d’une famille, afin de les faire évoluer vers un fonctionnement plus souple, de dépasser une situation de crise, d’autoriser l’évolution individuelle de chacun des membres et de trouver de nouveaux équilibres.

  • La thérapie de couple :

Elle vise à rétablir la bonne distance entre les personnes, à déterminer les contradictions et les faire évoluer et à favoriser la construction commune du couple.

 La psychanalyse : une cure sur le long terme

Entreprendre une cure psychanalytique est un projet à long terme, qui n’a pas nécessairement pour origine un mal-être, mais peut simplement être le fruit d’une curiosité intellectuelle ou d’un attrait pour la discipline.

Le psychanalyste est un ancien patient

Sans diplôme légalement reconnu, le psychanalyste est souvent un psychiatre ou un psychologue formé à la psychanalyse. L’enseignement qu’il a suivi pour cette spécialisation est non seulement théorique mais aussi personnel, puisque tout psychanalyste a lui-même été psychanalysé au préalable. Par ailleurs, les premières psychanalyses qu’il mène en tant que professionnel sont supervisées.

Il existe plusieurs courants théoriques de la psychanalyse et pour chacun des écoles différentes. Actuellement en France, environ 6000 psychanalystes exercent, la plupart en libéral. Leurs consultations ne sont pas remboursées par la Sécu, ni par les complémentaires santé.

En quoi consiste une cure psychanalytique ?

Il existe en réalité deux types de thérapies basées sur la psychanalyse :

  • La cure psychanalytique a pour objectif de faire revenir au niveau conscient des souvenirs refoulés, afin de comprendre les conflits inconscients à l’origine des troubles. Elle est orientée autour de trois axes : l’inconscient, le transfert et la sexualité infantile. Elle correspond au fameux cliché du patient allongé sur le divan, le psy assis derrière lui. Pour suivre une telle cure, il faut s’armer de patience : la psychanalyse dure généralement plusieurs années, à raison de une à trois séances par semaine.
  • La psychothérapie psychanalytique a pour but de favoriser la diminution ou la disparition des symptômes d’un trouble psychique et d’améliorer l’adaptation sociale. Les séances sont plus « interactives », dans la mesure où le thérapeute est face à son patient et intervient plus souvent. La psychothérapie est également plus brève (entre 3 mois et 3 ans).
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Et si on discutait ?

    Bonjour,
    J’ai besoin de soins de pédicurie, aussi de seances d’ostheopathie, et mon medecin me conseille de voir une psychologue. Rien de tour cela n’est pris en charge par ma mutuelle d’entreprise obligatoire. Est-ce qu’une surmutuelle pourrait couvrir ce type de frais ?

    Répondre

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