Quel moyen de contraception choisir ?

Pilule contraceptive

Femmes et hommes sont autant concernés par la question de la contraception. Selon une étude INPES-BVA publiée en 2007 et intitulée « Les Français et la contraception », le contraceptif le plus utilisé est la pilule.

En effet, 58% des femmes utilisant un moyen de contraception ont choisi la pilule, contre 21% pour le stérilet. Le préservatif masculin, quant à lui, est utilisé par 28% des personnes utilisant un contraceptif.

La contraception et l’IVG : le « paradoxe français »

L’étude « Les Français et la contraception » met en évidence le fait que bien qu’étant mieux sensibilisées aux moyens de contraception que leurs voisins européens, les Françaises continuent d’avoir un fort recours aux interruptions volontaires de grossesse (IVG).

Ce «paradoxe français» selon les termes de l’étude, est en fait à la fois le résultat d’une « difficulté de gestion quotidienne de la pratique contraceptive » ainsi que d’un manque d’informations sur les moyens de contraception, et notamment sur la contraception d’urgence.

C’est pourquoi LeLynx.fr vous propose la lecture de ce guide, qui s’impose comme une évidence: afin de bien choisir son moyen de contraception, encore faut-il bien connaître les contraceptifs disponibles sur le marché.

La pilule contraceptive : ce qu’il faut savoir

Délivrée sur ordonnance uniquement, la pilule contraceptive nécessite de passer par une consultation chez le gynécologue.

Étant donné qu’il existe plusieurs sortes de pilules, il est nécessaire de se faire prescrire une pilule adaptée.

Les différentes pilules

Il faut savoir que les pilules sont généralement composées de 2 types d’hormones, identiques à celles produites par la femme :

  • l’œstrogène ;
  • la progestérone.

Les différentes pilules disponibles sur le marché contiennent des quantités différentes d’œstrogènes et de progestatif.

Les pilules œstro-progestatives agissent :

  • En bloquant l’ovulation ;
  • En modifiant l’endomètre, paroi interne de l’utérus, de telle sorte qu’il ne puisse pas accueillir l’œuf ;
  • En modifiant la glaire, afin d’empêcher les spermatozoïdes de franchir le col de l’utérus.

Les micropilules, composées de microdoses de progestatifs agissent surtout en modifiant la glaire.

La pilule contraceptive ne protège pas des maladies et infections sexuellement transmissibles.

Les idées reçues sur la pilule contraceptive

En ce qui concerne la pilule, comme pour tout autre moyen de contraception, les idées reçues ont la peau dure. Ainsi, nous répondons aux principaux bruits de couloir autour de la pilule :

  • La pilule fait grossir : à cette affirmation, on est tenté de répondre oui et non car il est vrai que pour les pilules fortement dosées, c’est-à-dire les plus anciennes, on constate une prise de poids. En revanche, les nouvelles pilules sont très faiblement dosées et ne provoquent donc pas forcément de prise de poids.
  • La pilule rend stérile : selon une étude britannique, la reprise de l’ovulation serait retardée de quelques semaines mais non pas annulée, ce qui signifie que la pilule ne rendrait pas du tout stérile. Les chercheurs ont même avancé qu’elle pourrait au contraire permettre une meilleure fécondité.
  • La prise de la pilule s’accompagne d’un risque de cancer : faux. Au contraire, le suivi médical des femmes prenant la pilule permettrait un dépistage précoce.

Source : Contraceptions.org

Les préservatifs : ce qu’il faut savoir

Délivrés librement en pharmacie, dans les grandes surfaces ou encore dans des distributeurs, les préservatifs restent la meilleure protection possible contre les maladies et les infections sexuellement transmissibles.

Il existe différentes marques et différents modèles de préservatifs. Toutefois, il faut veiller à bien choisir des modèles portant le sigle Communauté Européenne (CE) ou Norme Française (NF).

Quelques règles avec le préservatif :

  • En acheter par avance ;
  • En utiliser un à chaque rapport sexuel et ce, même pendant les règles de la femme ;
  • Le mettre avec précaution, en prenant soin de le dérouler dans le bon sens et de pincer l’extrémité ;
  • Se retirer aussitôt après l’éjaculation, en prenant soin de bien maintenir le préservatif sur la base du pénis ;
  • Ne jamais le réutiliser ;
  • Vérifier la date de péremption ;
  • S’il a éclaté ou fui, se rendre dans une pharmacie le plus rapidement possible (et sous 72 heures maximum) pour prendre la pilule du lendemain comme méthode de contraception d’urgence.

Le préservatif féminin

Moins utilisé que le préservatif masculin, le préservatif féminin n’en demeure pas moins un moyen de contraception efficace ainsi qu’un excellent moyen de protection contre les maladies et les infections sexuellement transmissibles.

Bien que la pose du préservatif féminin puisse faire peur, il est facile à mettre grâce à son anneau interne. Le préservatif féminin est librement vendu en pharmacie. Il n’en existe qu’un pour l’instant, Femidom, au prix de 2 euros environ.

Le stérilet : ce qu’il faut savoir

Posé par le médecin, le stérilet également appelé Dispositif intra-utérin (DIU) est placé dans l’utérus. Le stérilet nécessite un suivi médical d’une à deux fois par an, il n’a aucune incidence sur l’ovulation mais il sert à empêcher l’implantation d’un œuf fécondé.

Moyen de contraception jugé très fiable, le stérilet est un moyen de contraception réversible et peut être maintenu entre 3 à 10 ans selon le type de DIU.

La pose du stérilet

Lors d’une consultation médicale chez votre gynécologue, celui-ci peut directement procéder à la pose du stérilet.

L’installation du stérilet ne nécessite pas d’anesthésie ni d’intervention particulière. Il peut être posé chez des femmes ayant déjà eu des enfants comme chez de jeunes femmes.

D’ailleurs, l’idée reçue selon laquelle on ne peut pas poser de stérilet à une femme n’ayant jamais eu d’enfants est complètement fausse.

Selon le type de DIU choisi, le prix varie :

  • Environ 28 euros pour le DIU au cuivre ;
  • Environ 125 euros pour le DIU hormonal .

Le stérilet est remboursé à 65% par l’assurance maladie.

Les méthodes naturelles de contraception : ce qu’il faut savoir

Il est généralement reconnu que les méthodes naturelles de contraception, également appelées « contraception naturelle » sont les moins fiables.

Ainsi, si vous avez choisi une des deux méthodes naturelles existantes de contraception, il faut vous préparer au risque de l’échec.

Le retrait ou coït interrompu

L’homme se retire avant éjaculation afin qu’elle n’ait pas lieu à l’intérieur du vagin. Cette méthode est extrêmement risquée étant donné que :

  • Le retrait peut ne pas s’être effectué à temps ;
  • Avant l’éjaculation, il arrive que du liquide contenant des spermatozoïdes s’écoule dans le vagin.

L’abstinence périodique

La méthode d’abstinence périodique nécessite de calculer la période pendant laquelle la femme n’est pas fertile et, inversement la période pendant laquelle elle est fertile afin d’éviter tout rapport pendant celle-ci.

Étant donné que les spermatozoïdes et les ovules ont une durée de vie limitée à quelques jours, la fécondation n’est possible qu’avant, pendant ou après l’ovulation.

Cette méthode de contraception naturelle est évidemment très risquée car les calculs de la période d’ovulation ne peuvent être totalement fiables en prenant en compte le fait que la date d’ovulation peut être décalée, même chez les femmes ayant un cycle régulier.

Le risque de grossesse est présent lors de tout rapport sexuel et ce, même pendant les règles.

Source : Inpes.sante.fr

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