Prévention et dépistage des infections sexuellement transmissibles

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Les infections sexuellement transmissibles (IST) sont depuis plusieurs années en recrudescence, selon l’Institut de veille sanitaire. La syphilis, qui avait quasiment disparu en France au début des années 2000, connaît une nouvelle existence depuis dix ans. La gravité de ces maladies ou des complications qu’elles peuvent engendrer fait des IST un problème de santé publique. C’est pourquoi le ministère de la Santé réalise régulièrement des campagnes d’information et de prévention et a mis en place des centres de dépistages anonymes et gratuits.

Votre comparateur mutuelle LeLynx.fr vous donne l’essentiel des informations à connaître sur les IST pour mieux s’en protéger.

Qu’est-ce qu’une IST ?

Anciennement dénommées MST (pour « maladies sexuellement transmissibles »), les IST sont des pathologies contagieuses causées par des virus, des bactéries ou des parasites qui ont la particularité de se transmettre au cours de relations sexuelles.

Les principales IST sont :

  • le VIH/sida ;
  • l’hépatite B ;
  • l’herpès génital ;
  • la blennorragie gonococcique ou gonorrhée ;
  • les chlamydioses ;
  • la syphilis ;
  • les condylomes (provoqués par le papillomavirus) ;
  • la LGV rectale (lymphogranulomatose vénérienne).

Les IST peuvent présenter ou non des symptômes et provoquer des complications plus ou moins graves. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), elles sont « la principale cause évitable de stérilité, en particulier chez la femme ». Si certaines IST sont faciles à soigner, d’autres, comme les hépatites ou le VIH/sida, engendrent des traitements très lourds et mettent en jeu le pronostic vital, c’est pourquoi il est primordial de s’en protéger. Par ailleurs, plus tôt l’infection est dépistée, meilleure est sa prise en charge et moindres sont les risques de complications.

Les IST en détail

Pour mieux se protéger des IST en évitant les comportements à risques, il est important d’en connaître les modes de transmission. Par ailleurs, savoir reconnaître les premiers symptômes d’une IST permet de la prendre en charge au plus vite et ainsi de limiter les complications.

Comment attrape-t-on une IST ?

Certaines IST se transmettent uniquement lors de rapports sexuels, par les échanges de fluides corporels ou le contact des muqueuses : c’est le cas de la gonorrhée, de l’herpès, de la chlamydiose à chlamidiae trachomatis et des condylomes. Prévention Sida

La syphilis, l’hépatite B et le VIH (virus de l’immunodéficience humaine responsable du sida), en plus d’être sexuellement transmissibles, présentent d’autres modes de contamination : par les transfusions sanguines, les greffes et de la mère à l’enfant pendant la grossesse ou l’accouchement.

L’herpès génital, quant à lui, peut également se transmettre par la salive et de la mère à l’enfant lors de l’accouchement.

Quels sont les symptômes ?

Beaucoup d’IST sont asymptomatiques. Selon l’OMS, « jusqu’à 70% des femmes et une grande proportion des hommes atteints de gonococcie et/ou de chlamydiose ne présentent aucun symptôme ». Cependant, il est fortement conseillé de consulter un médecin si l’on présente les symptômes suivants, que peuvent provoquer une IST :

  • démangeaisons, brûlures, picotements au niveau des organes génitaux ;
  • plaies, cloques, boutons sur le sexe ou l’anus ;
  • douleurs au bas-ventre ;
  • pertes vaginales ;
  • sécrétions à l’extrémité de la verge.

Quels sont les risques ?

En l’absence de traitement, les IST les plus bénignes peuvent engendrer de graves complications : stérilité, grossesses extra-utérines (chlamydioses), cancer du col de l’utérus ou de la verge (papillomavirus)… De plus, le ministère de la Santé précise que « la présence d’une IST, même bénigne, favorise la transmission du VIH ». L’hépatite B et le VIH engagent quant à eux le pronostic vital : l’hépatite est à l’origine de graves maladies du foie souvent mortelles en l’absence de greffe, le VIH est quant à lui responsable du syndrome de l’immunodéficience acquise (sida) qui détruit tout système de défense du corps humain.

Se protéger des IST par l’information et la prévention

La prévention reste le moyen le plus efficace pour lutter contre l’apparition des infections sexuellement transmissibles. Le ministère de la Santé et les associations veillent à la bonne diffusion de l’information et la prévention des IST.

Quatre gestes simples contre les IST

Le ministère de la Santé et l’Institut de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) diffusent régulièrement des messages de prévention des IST. Ainsi le site Info-ist.fr prodigue quatre conseils de précaution pour éviter d’être contaminé et stopper la transmission des IST :

  • Pour se protéger et protéger l’autre, utiliser un préservatif pour chaque rapport sexuel et avec chaque partenaire dont on ne connaît pas le statut en terme de contamination par le VIH ou les autres IST.
  • Se faire dépister des IST comme du VIH, de manière régulière lorsque l’on a plusieurs partenaires et à chaque fois que l’on souhaite arrêter le préservatif avec un nouveau partenaire régulier (notamment car plusieurs IST n’ont pas ou peu de symptômes…).
  • Lorsque l’on découvre que l’on est infecté par une IST, prendre les traitements prescrits par le médecin et les suivre jusqu’au bout.
  • Prévenir son ou ses partenaire(s) afin qu’il(s) ou elle(s) puisse(nt) également se faire dépister et traiter le cas échéant.

De nombreuses structures publiques et associatives proposent de l’information sur les IST et des préservatifs gratuits : Sida-Info-Service, les centres de dépistage anonyme et gratuit (CDAG), les associations de lutte contre le sida, les centres de planification et PMI, les centres médico-sociaux, les infirmeries scolaires, les centres d’animation et MJC…

Hépatite B et papillomavirus : des vaccins existent

Si l’on soupçonne le vaccin contre l’hépatite B de favoriser le développement de scléroses en plaques, aucune étude n’a jusqu’alors démontré de lien de causalité. Le ministère de la Santé préconise donc la vaccination, moyen efficace de prévention de l’hépatite B.

De même, il existe un vaccin contre le papillomavirus, responsable du cancer du col de l’utérus, recommandé chez les jeunes filles de 14 à 23 ans n’ayant jamais eu de rapport sexuel ou dans l’année suivant le premier rapport sexuel.

Où et comment se faire dépister ?

Le dépistage des IST et plus particulièrement du VIH fait l’objet, en France, d’un important dispositif sanitaire de proximité. LeLynx.fr répertorie ici toutes les structures compétentes dans ce domaine.

Consulter un médecin compétent

Si certaines IST peuvent être dépistées par une prise de sang (VIH/sida, hépatite B, syphilis), d’autres nécessitent parfois un examen médical, une analyse d’urine ou encore un prélèvement vaginal. Il est donc nécessaire, lorsque l’on présente les symptômes d’une IST ou suite à un rapport non protégé, de consulter son médecin traitant. Il est important pour les femmes d’avoir un suivi gynécologique régulier, lors duquel le médecin gynécologue pourra dépister la présence d’une IST ou prescrire des examens complémentaires. Par ailleurs, les dermatologues sont également compétents dans le diagnostic et le dépistage des IST.

Se rendre dans un centre de dépistage

Partout en France, il existe des centres d’information de dépistage et de diagnostic des IST (CIDDIST) et des consultations de dépistage anonyme et gratuit (CDAG), qui proposent des consultations, de l’information et des examens de dépistage anonymes et gratuits. Par ailleurs, certains centres d’interruption volontaire de grossesse (IVG) et de planification ou d’éducation familiale proposent un dépistage des IST.

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