Le point sur les essais cliniques rémunérés (ou non)

Contrats senior

La recherche médicale est essentielle à l’amélioration de la population. Afin de mieux comprendre et/ou de mieux traiter les maladies, les centres de recherche de l’Inserm mènent des essais cliniques impliquant des volontaires pour de nouveaux traitements. Sains ou malades, ces volontaires trouvent dans cette démarche différents intérêts et parfois, il faut bien le dire, un simple apport financier.

Votre comparateur de complémentaires santé LeLynx.fr fait le point sur le déroulement et les bénéfices des essais thérapeutiques.

Le déroulement d’un essai clinique

Pour tester un nouveau traitement, il existe deux cas de figure : soit on le compare avec un traitement déjà existant, soit il n’existe pas encore de traitement et on le compare à un placébo, c’est-à-dire un médicament totalement dénué d’effet. Si le nouveau médicament est d’une efficacité concluante et qu’il ne présente pas d’effets secondaires nocifs, il est alors «mis sur le marché» et peut devenir un standard dans le traitement d’une pathologie.

L’essai thérapeutique se déroule en quatre phases:

  • la phase I est un test du traitement sur un groupe de volontaires sains qui permet d’observer l’évolution de la molécule dans l’organisme et sa toxicité;
  • la phase II est un test du traitement sur un groupe de volontaires malades qui permet d’établir la plus petite dose efficace et d’observer des effets secondaires nocifs en fonction de la dose;
  • la phase III est la comparaison du nouveau traitement avec le traitement d’origine ou avec un placébo sur un grand nombre de patients sélectionnés selon des critères bien précis et durant plusieurs années, afin de tester son efficacité et son bénéfice;
  • la phase IV est le suivi des effets secondaires auprès des patients auxquels le médicament, nouvellement mis sur le marché, a été prescrit.

Pourquoi et comment se porter volontaire?

Plusieurs raisons peuvent pousser quelqu’un à se porter volontaire dans le cadre d’un essai clinique. Si la personne est malade, tester un nouveau traitement censé être plus efficace peut être une opportunité. Si la personne est saine, il peut s’agir d’un apport financier conséquent, mais la loi pose des limites afin de ne pas en faire une activité à plein temps. En effet, les indemnités versées varient d’un essai à l’autre, en fonction des contraintes et des risques, mais ne peuvent dépasser 4500 € par an. Ces indemnités ne sont pas imposables. De plus, un délai de trois mois minimum est à respecter entre deux essais cliniques, pour un volontaire qui souhaiterait «enchaîner». Afin de veiller au respect de ce délai, le ministère de la Santé tient à jour un fichier national des personnes se prêtant à la recherche biomédicale.

Pour se porter volontaire, il faut être majeur et affilié à la Sécurité Sociale. Il suffit de se rapprocher d’un Centre d’Investigation Clinique, qui recevra le volontaire pour un entretien avec un médecin de l’étude.

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