Le cancer des testicules

Les cancers du testicule regroupent plusieurs types de tumeurs germinales. C’est un cancer rare qui ne représente que 1 à 2 % de l’ensemble des cancers diagnostiqués chez l’homme mais c’est aussi le cancer le plus fréquent chez les 15 à 35 ans. La tendance depuis plusieurs années, du moins dans les pays disposant d’un registre des cancers et/ou de tumeurs germinales, est à la hausse.

Votre comparateur de mutuelles LeLynx.fr vous informe sur les caractéristiques de ce cancer plutôt mal connu.

Les cancers du testicule sont des cancers de bon pronostic (taux de survie élevé) et sont guéris dans près de 95 % des cas. Seuls 90 décès associés à cette maladie ont été à déplorer au cours de l’année 2011.

Des facteurs de risque peu connus

Le faible nombre de cas fait que l’on ne sait que peu de choses des causes et des facteurs favorisant la survenue du cancer du testicule. L’augmentation du nombre de cas constatée dans l’ensemble des pays occidentaux est en fait la seule certitude que l’on a aujourd’hui.

Il existe tout de même un facteur de risque formellement identifié, qui se passe durant le développement embryonnaire. Normalement, la descente des testicules doit se faire deux mois avant la naissance mais il arrive que ce ne soit pas le cas pour certains hommes. L’absence d’un ou des deux testicules dans la bourse est appelée cryptorchidie. Dans ce cas, le risque de cancer est 35 fois plus important. Pourtant, seul 6%des cancers des testicules entrent dans ce cadre d’antécédents de cryptorchidie. Autre facteur de risque reconnu, la diminution du volume testiculaire (atrophie testiculaire après les oreillons ou un traumatisme, notamment).

D’autres facteurs suspectés

Différentes études ont suspecté de nombreux autres facteurs favorisants la survenue du cancer du testiculetelles que:

  • L’origine géographique et ethnique: Ce type de cancer concerne plus les jeunes hommes blancs, avec de fortes variations géographiques. On le rencontrerait ainsi plus souvent dans les pays du Nord de l’Europe que dans ceux du Sud ou de l’Europe centrale.
  • Les facteurs génétiques: Dès 1998, des chercheurs américains annonçaient être sur la piste d’un gène associé au cancer du testicule sur le chromosome. Deux ans plus tard, l’enquête s’affinait et la région du chromosome Xq27 était identifiée. Le gène qui restait à déterminer était impliqué selon les chercheurs non seulement dans l’apparition du cancer du testicule mais aussi de la cryptorchidie. En juin 2002, des chercheurs ont découvert qu’un gène, appelé hiwi, était 16 fois plus actif chez les hommes qui souffraient d’un cancer du testicule.
    De telles découvertes pourraient permettre la mise au point de test de dépistage, ouvrant la voie à un diagnostic précoce.
  • La catégorie socioprofessionnelle: Sans que ce soit prouvé, il semblerait que les catégories socioprofessionnelles supérieures (CSP +) soient plus touchées.
  • La vasectomie : Une théorie sur une corrélation entre l’augmentation du cancer chez les hommes ayant subi une vasectomie avait vu le jour. Finalement l’absence de relations est démontrée avec deux larges études.
  • L’exercice physique : Le manque d’exercice et un mode de vie sédentaire a été corrélé avec une augmentation du risque de cancer du testicule.
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