Focus sur les drogues illicites

Drogue illicite

Les substances psychoactives ou drogues illicites sont des produits dont la production et la circulation sont réprimées par le code pénal, conformément aux conventions internationales. Leur consommation et même leur simple détention sont également interdites et sanctionnées par la loi en France. On ne fait plus aujourd’hui de distinction entre drogues dures et drogues douces car le degré de dangerosité de ces substances dépend principalement de leur usage, que l’on qualifie de simple (expérimentation) ou nocif (abusif, voire addictif).

Découvrez ici les différentes drogues illicites et leurs dangers.

La MiLDT répertorie neuf types de drogues illicites

  • Le cannabis : C’est la drogue la plus consommée en France (41,5% des jeunes de 17 ans l’ont expérimentée). C’est un stupéfiant issu d’une plante, dont la concentration (et donc la puissance des effets) varie en fonction de sa préparation: herbe (plante séchée et écrasée), résine (compression sous forme de barrette, généralement coupée avec d’autres produits plus ou moins toxiques) ou huile (consommée au moyen d’une pipe). Hormis la sensation de détente et d’euphorie souvent recherchée lors d’une consommation de cannabis, des effets indésirables (palpitations, nausées, crise de paranoïa…) peuvent apparaître. à long terme, un usage nocif peut entraîner des difficultés de concentration, un isolement social, mais aussi engendrer ou aggraver une psychose ou une maladie mentale comme la schizophrénie.
  • La cocaïne et le crack : Extraite des feuilles de cocaïer et généralement sous forme de poudre blanche que les usagers «sniffent», la cocaïne est un excitant qui donne un sentiment de toute-puissance intellectuelle et physique accompagnée de troubles du rythme cardiaque, du sommeil, de la mémoire et autres effets indésirables. L’état dépressif et l’anxiété qui suivent une prise favorisent la consommation d’autres produits pour les apaiser. Les pailles utilisées pour inhaler la poudre sont parfois sources de transmissions de virus dangereux comme des hépatites B et C. Le crack est une préparation à base de cocaïne sous forme de petits cailloux que l’usager chauffe pour en inhaler la fumée. Les effets immédiats et secondaires sont plus intenses.
  • L’ecstasy : Produit de synthèse stimulant, l’ecstasy est sous forme de comprimé, gélule ou poudre contenant de la MDMA (molécule de la famille des amphétamines). Sa composition reste cependant incertaine la plupart du temps et la concentration de MDMA varie fortement d’un comprimé à l’autre. Euphorie, bien-être, empathie, mais aussi angoisse, incapacité à communiquer, déshydratation, nausée, ou encore fièvre sont les différents effets possibles d’une prise d’ecstasy. Un usage intense peut entraîner une dépendance psychique et une dépression.
  • Les amphétamines : également appelées «speed», les amphétamines sont de puissants stimulants sous forme de poudre, comprimés ou gélules. Leurs effets se rapprochent de ceux de l’ecstasy et de la MDMA, avec de forts troubles du sommeil et de la nutrition.
  • L’héroïne : Puissant opiacé dérivé de la morphine, l’héroïne se présente sous forme de poudre (ou granulés qu’il faut écraser) à injecter par voie intraveineuse, à sniffer ou à fumer. Fortement addictive, sa consommation fait osciller entre extase et anxiété, le manque (et donc la dose consommée) prenant de plus en plus d’importance. L’overdose est souvent mortelle.
  • Le LSD : Cette drogue hallucinogène est consommée la plupart du temps sous forme de buvard que l’on avale. Elle entraîne des modifications sensorielles intenses, des hallucinations et une perte du sens des réalités. Sa simple expérimentation peut être extrêmement dangereuse (bouffées délirantes, descente difficile).
  • La kétamine : Cet anesthésiant est couramment utilisé par les… vétérinaires. C’est dire la puissance de ses effets(hallucinations, engourdissement, perte de notion du temps et de l’espace, troubles psychiques…). La kétamine est généralement inhalée.
  • Les champignons et plantes : Certaines espèces végétales peuvent induire, après digestion, des modifications sensorielles voire des hallucinations. Leurs effets sont proches de ceux du LSD et leur dangerosité aussi !
  • Le GHB : Ce stupéfiant, rarement consommé en France, a une double action euphorisante et sédative. Son usage peut entraîner vertiges, nausées, contractions musculaires et hallucinations.
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