Focus sur l’amniocentèse

L’amniocentèse est un examen complémentaire non systématique, proposé aux femmes enceintes dont le fœtus présente un risque de maladie génétique telle que la trisomie 21. L’analyse du liquide amniotique permet d’effectuer un diagnostic prénatal et ainsi d’envisager des solutions adaptées au résultat. Quelles sont les femmes susceptibles de subir une amniocentèse? Comment se déroule cet examen? Quels en sont les risques et les conséquences?

Votre comparateur de mutuelles LeLynx.fr vous éclaire sur les tenants et aboutissants de l’amniocentèse.

Plusieurs facteurs doivent être réunis pour avoir accès à l’amniocentèse

L’amniocentèse ne fait pas partie des examens obligatoires inhérents à la grossesse. En effet, il s’agit d’un prélèvement de liquide amniotique (le liquide qui entoure le fœtus) et donc d’un acte invasif qui n’est pas sans risque, il faut donc que la mère et le fœtus présentent des signes justifiant une telle intervention.

L’amniocentèse est généralement proposée:

  • aux femmes enceintes âgées de plus de 38 ans,
  • lorsque la première échographie présente une «clarté nucale» importante chez le fœtus (mesure de l’épaisseur de la nuque),
  • lorsqu’il y a des antécédents familiaux d’anomalies génétiques ou de maladies héréditaires,
  • lorsque la mère a été en contact avec certaines maladies infectieuses en début de grossesse (varicelle, rubéole, toxoplasmose, CMV).

Cet examen n’est jamais imposé à la patiente et doit être consenti après information des risques. Il est pris en charge à 100% par l’Assurance maladie.

Un examen impressionnant mais peu douloureux

L’amniocentèse est réalisée par le gynécologue-obstétricien, à l’hôpital, dans un centre spécialisé ou en cabinet, dans une salle spéciale permettant de réaliser une intervention stérile. Le médecin utilise un échographe pour se repérer et prélève une petite quantité de liquide amniotique à l’aide d’une seringue et d’une fine aiguille, à travers le ventre de la mère. La sensation lors de la ponction est comparable à celle d’une prise de sang, mais l’acte est impressionnant et l’idée que l’on introduise une aiguille dans son utérus peut être très désagréable pour la patiente.

Toute la procédure se déroule sous surveillance échographique ce qui rend impossible le risque de blesser le fœtus.

Et après?

Si l’examen est pratiqué avec toutes les précautions requises, le risque de complication (rupture de la membrane, accouchement prématuré, voire fausse-couche) est quasiment nul. Il reste néanmoins préférable de se reposer une journée après l’amniocentèse, pour limiter au maximum les risques.

L’analyse du liquide et notamment du caryotype fœtal (examen des chromosomes du fœtus) peut révéler une anomalie. Si c’est le cas, les parents sont accompagnés par l’équipe médicale dans leur réflexion et leur prise de décision, à savoir choisir d’élever leur enfant avec son handicap ou d’interrompre la grossesse. Parfois, une intervention chirurgicale peut être programmée juste après la naissance pour améliorer l’état de santé du nouveau-né.

Source: Le Figaro

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