Combattre le tabac

Les différentes formes de tabac

Vous ne fumez pas vraiment de cigarettes mais il vous arrive de temps à autre de fumer le cigare ou le narguilé ? Vous pensez que votre consommation occasionnelle ne présente aucun risque par rapport à un (vrai) fumeur ? Eh bien vous vous trompez.

Pour combattre les idées reçues, votre comparateur de mutuelles LeLynx.fr décortique pour vous le tabac sous toutes ses formes.

A chaque forme ses risques

  • Les bidies : d’origine indienne, les bidies sont des petites cigarettes composées de tabac roulé dans des feuilles de temburini. Ils contiennent peu de tabac, sont sans conservateur ni additif mais ils présentent aussi un taux de nicotine plus élevé qu’une cigarette normale. En somme, ils sont aussi dangereux que les cigarettes.
  • Le narguilé : pipe à eau d’origine orientale, le narguilé ou « la chicha » est extrêmement nocif dans la mesure où la fumée inhalée contient plus de monoxyde de carbone et de chrome qu’une cigarette normale. On dit d’ailleurs qu’un narguilé équivaut en moyenne à 40 cigarettes.
  • La pipe : on la pense à tort plus dangereuse que la cigarette parce qu’on croit en général que le papier à cigarette est ce qu’il y a de plus dangereux. C’est en fait la combustion du tabac qui présente le plus de danger et dans le cas de la pipe, la combustion est totale.
  • Le cigare : fait à partir de tabac séché, le cigare a la particularité de présenter une fumée très concentrée en produits toxiques. Son épaisseur et le fait que le tabac y soit plus tassé que dans une cigarette, ajouté à la chaleur de la fumée inhalée, provoquent de très sérieux risques de cancer de la gorge, de la langue ou du pharynx.
  • Le tabac à rouler : 4 fois plus nocif qu’une cigarette normale parce qu’il libère plus de composés cancérogènes, le tabac à rouler présente 4 à 6 fois plus de nicotine et de goudron. Lié à l’absence de filtre, le tabac à rouler provoque de grands risques de cancer de la langue.
  • La cigarette électronique (e-cigarette) : nouvelle venue sur le marché en tant que substitut nicotinique (donc principalement destinée aux personnes souhaitant arrêter de fumer). Plusieurs études ont été menées pour déterminer si la cigarette électronique présentait ou non un danger comparable à celui de la cigarette traditionnelle mais aucune n’a pu à ce jour apporté de conclusions définitives.

Composition et effets d’une cigarette

Vous en avez assez d’entendre partout, de lire même sur tous vos paquets de cigarettes que « Fumer tue » ? Loin de vous accabler davantage, LeLynx.fr cherche juste à vous faire comprendre de quoi votre cigarette est composée et des effets qu’elle a sur votre organisme.

Il vous appartient ensuite de vous faire une opinion.

Ce qu’il y a dans une cigarette

  • Le goudron : substance très toxique, le goudron est responsable des tâches sur les dents et les doigts. Il se dépose sur les tissus pulmonaires et est souvent la cause principale des cancers liés au tabagisme (gorge, poumon, langue pour les fumeurs de tabac à rouler surtout).
  • L’oxyde de carbone : gaz toxique dégagé par la combustion du tabac, son inhalation entraîne un dépôt de cholestérol sur les parois des artères.
  • Le monoxyde de carbone : autre gaz toxique dégagé par la combustion du tabac, il réduit l’oxygénation des tissus organiques et possède des propriétés asphyxiantes et polluantes.
  • La nicotine : à l’origine de tous les maux, la nicotine accélère le rythme cardiaque et augmente la tension artérielle. Elle agit sur deux niveaux plus ou moins graves: elle détériore les petites artères provoquant ainsi de petits accidents vasculaires (comme l’éclatement de veinules dans les membres inférieurs) ou beaucoup plus sérieux (infarctus du myocarde, thrombose, accidents vasculaires cérébraux). Par ailleurs, c’est la nicotine qui rend le fumeur dépendant !

Sachant tout ceci, intéressons-nous maintenant aux effets du tabac sur votre organisme :

  • Au niveau cardio-vasculaire : le tabac favorise la formation de caillots impliquant ainsi un risque élevé d’accidents vasculaires et d’accidents cardiaques.
  • Au niveau respiratoire : le tabac favorise les bronchites, les risques de cancer du poumon, l’essoufflement rapide.
  • Au niveau digestif : le tabac augmente la sécrétion des acides gastriques.

D’une manière générale, fumer accélère aussi le vieillissement de la peau, en raison de la diminution de l’arrivée du sang et de l’oxygène vers la peau.

Arrêter de fumer : combattre la dépendance physique

Ça y est, cette fois-ci c’est la bonne, vous voulez arrêter de fumer ! Vous savez bien qu’en l’absence d’un remède miracle, la volonté reste la motivation la plus efficace. Différents symptômes apparaissent lorsqu’on arrête de fumer : l’irritabilité, l’agitation, le moral à zéro ou le risque de prendre du poids.

Avant d’entreprendre de gros changements, il faut que vous arriviez à vaincre votre dépendance physique au tabac. Sachez qu’aujourd’hui il existe des substituts nicotiniques (patch, gommes à mâcher, comprimés…) efficaces.

Connaître son niveau de dépendance physique

Afin de vaincre votre dépendance physique, encore faut-il que vous connaissiez votre niveau de dépendance. Pour le savoir, faites le test de Fagerström :

  1. Combien de temps après le réveil fumez-vous votre première cigarette ?
    Moins de 5 minutes (3)
    De 6 à 30 minutes (2)
    De 31 à 60 minutes (1)
    Après une heure (0)
  2. Vous est-il difficile de ne pas fumer dans les endroits interdits ?
    oui (1)
    non (0)
  3. Quelle cigarette vous est le plus indispensable ?
    La première (1)
    Une autre (0)
  4. Combien de cigarettes fumez-vous par jour ?
    10 ou moins (0)
    11 à 20 (1)
    21 à 30 (2)
    31 ou plus (3)
  5. Fumez-vous de façon plus rapprochée dans l’heure qui suit votre réveil que pendant le reste de la journée ?
    Oui (1)
    Non (0)
  6. Fumez-vous même quand vous êtes malade au point de rester au lit ?
    Oui (1)
    Non (0)

Résultats : 0 à 2 : pas de dépendance
3 à 4 : dépendance faible
5 à 6 : dépendance moyenne
7 à 8 : dépendance forte
9 à 10 : dépendance très forte

Combattre la dépendance comportementale

On a souvent tendance à penser qu’en arrêtant de fumer, seule la dépendance physique pose problème. Or, il y aussi ce que l’on appelle la dépendance comportementale qui touche surtout les fumeurs de cigarettes et de cigares.

Cette dépendance comportementale au tabac passe par une gestuelle que vous avez du mal à ne pas reproduire et se manifeste par des réflexes : vous pouvez fumer sans même vous en rendre compte.

Les situations qui entraînent ce réflexe :

  • Vous êtes en heure de pause
  • Vous téléphonez à l’extérieur
  • Vous attendez quelqu’un
  • Vous buvez de l’alcool ou du café

Mais certaines de vos émotions entraînent aussi ce réflexe, telles que le stress, la déprime, la colère ou la concentration.

Afin de combattre la dépendance comportementale, il faut changer ces habitudes par d’autres. Pour cela, il existe deux stratégies : la stratégie d’évitement : qui consiste à éviter de se retrouver dans une des situations décrites. Ou la stratégie de compensation : qui consiste à remplacer le tabac par autre chose (fruits, chewing-gums…).

Devenez non-fumeurs et économisez

Au-delà de l’économie réelle effectuée lorsque vous arrêtez de fumer, un paquet de cigarettes tous les jours vous coûte environ 2 000 euros à l’année, devenir non-fumeur implique un nombre considérable d’avantages que vous n’imaginiez même pas.

Pour toute demande de prêt et d’assurance emprunteur aussi du coup : on vous posera nécessairement la question de savoir si vous êtes fumeur ou non. La raison en est qu’un non-fumeur présente un risque beaucoup moins élevé qu’un fumeur.

Les fumeurs et l’assurance

Ainsi, si vous êtes fumeur et que vous prenez une assurance de prêt, on vous fera remplir une attestation non-fumeur dans laquelle vous devrez certifier sur l’honneur que vous ne fumez pas et vous engager à ne pas fumer durant la durée du prêt sous peine de sanctions.

Par ailleurs, dans une perspective de lutte globale contre le tabagisme, certaines compagnies d’assurance santé proposent des contrats pour les non-fumeurs et leurs familles dont le coût est parfois jusqu’à 45% moins élevé que celui des offres traditionnelles, pour des garanties similaires.

Parallèlement, la Sécurité sociale vous accompagne dans l’arrêt du tabac depuis le mois de février 2007 en remboursant une part du traitement par substituts nicotiniques (patchs, gommes ou comprimés). De la même manière, certaines complémentaires santé remboursent aussi les produits de sevrage.

Ainsi, veillez à bien comparer les garanties des contrats complémentaires santé afin de trouver la formule la plus adaptée à votre situation.

Source : Santé médecine.net ; Info-tabac

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