Le cancer de la prostate

Responsable d’environ 10 000 décès par an, le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme âgé de plus de 50 ans. 40 000 nouveaux cas de cancer de la prostate seraient diagnostiqués chaque année faisant de cette pathologie le 3e cancer le plus mortel après le cancer du poumon et le cancer colorectal.

Cancer de la prostate

Les facteurs de risque du cancer de la prostate

Sans qu’il nous soit donné de tous les connaître, certains facteurs de risque ont été identifiés comme favorisant le développement des cancers de la prostate et, notamment :

  • L’âge : il est vivement recommandé à l’homme âgé de plus de 50 ans et de moins de 75 ans de se faire dépister par toucher rectal ainsi que par dosage de la PSA, antigène spécifique de la prostate ;
  • Les antécédents familiaux : selon le degré de parenté et le nombre de parents atteints par cette forme de cancer, le risque de le développer peut être 2 fois supérieur ;
  • L’alimentation riche en matières grasses : les lipides, notamment ceux contenus dans les viandes transformées (charcuteries, bacon, saucisses) seraient également un facteur de risque.

Certaines études avaient mis en avant le rapport entre la consommation de produits laitiers et le cancer de la prostate. Or, il a été démontré que ni les produits laitiers ni le lait ne constituaient un risque de développement du cancer.

Les principaux symptômes

Quels sont les symptômes du cancer prostatique ? Y-a-t-il d’ailleurs des symptômes du cancer de la prostate ? Le problème majeur posé par le cancer de la prostate est qu’il est généralement détecté tard, vers la fin de la soixantaine. En cause, une évolution lente de l’affection et l’absence de symptômes établis.

En effet, plutôt que de parler de symptômes dans le cas du cancer de la prostate, il conviendrait de parler de signes ou de manifestations.

Comment le cancer de la prostate se manifeste-t-il ?

Il est généralement reconnu qu’à un stade précoce, le cancer de la prostate ne s’accompagne d’aucun symptôme. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il est diagnostiqué à un stade tardif.

Par ailleurs, il est à noter que les manifestations suivantes peuvent aussi être reliées à d’autres maladies de la prostate, telles que l’adénome :

  • Troubles urinaires (envies fréquentes d’uriner, difficulté d’uriner, sang dans les urines ou dans le sperme) ;
  • Douleurs osseuses ;
  • Altération de l’état général (perte de poids ou d’appétit) ;
  • Rétention d’urines (blocage de l’uretère, c’est-à-dire du long conduit excréteur du rein amenant l’urine à la vessie).

Le dépistage du cancer de la prostate

Depuis 2005, le 15 septembre est la journée européenne de la prostate. A diverses occasions, l’Association française d’urologie (AFU) a tenté de rendre systématique le dépistage organisé du cancer de la prostate pour les hommes âgés de 55 à 69 ans. Toutefois, le principe de généralisation du dépistage du cancer de la prostate chez les hommes de plus de 50 ans s’est heurté à plusieurs critiques.

Polémique autour du dépistage systématique du cancer de la prostate

Les urologues français conseillent de se faire dépister par toucher rectal ainsi que par dosage de la PSA, une protéine produite par la prostate.

Or, de nombreux chercheurs américains ainsi que des médecins français, signataires notamment du manifeste « Touche pas à ma prostate » continuent de démontrer que le dépistage ainsi réalisé ne permet pas à lui seul de distinguer les cellules cancéreuses des cancers.

Autrement dit, certains patients se verraient retirer leur prostate de manière abusive.

Toutefois, ceci ne signifie pas que d’autres méthodes ne puissent être mises en application pour dépister cette forme de cancer. Mais là encore, elles ne pourront intervenir qu’à un stade où la maladie est déclarée.

Ainsi, le dépistage peut se faire par :

  • Échographie endorectale de la prostate et biopsies : les prélèvements ainsi faits permettent d’identifier les cellules cancéreuses ;
  • Curage ganglionnaire : c’est le prélèvement et l’examen des ganglions du petit bassin. Si l’on trouve des cellules cancéreuses dans les ganglions, cela prouve que le cancer a dépassé les limites de la prostate ;
  • Scanner : utilisé pour détecter des ganglions ou l’extension du cancer à d’autres organes ;
  • IRM endorectale : pour obtenir des images très précises du contour de la prostate et déceler une extension extra prostatique du cancer ;
  • Scintigraphie osseuse : pour détecter l’extension du cancer de la prostate aux os.

Le traitement du cancer de la prostate

Il existe plusieurs traitements pour le cancer de la prostate. La pertinence d’un traitement sur un autre dépend du stade de la maladie, de sa vitesse de croissance et de l’âge du patient.

Il est ainsi nécessaire d’être suivi par son médecin afin de déterminer le traitement adéquat.

Les différents traitements

Entre autres traitements, on relève :

  • La prostatectomie totale (prostatectomie rétropubienne radicale) : consiste à enlever toute la prostate et les vésicules séminales qui sont des glandes accessoires appendues à la prostate. L’opération est pratiquée sous anesthésie générale ou sous péridurale et elle ne peut avoir lieu que si le cancer ne dépasse pas les limites de la prostate. Environ 10 % des patients vont développer une récidive locale dans les 5 ans suivant une prostatectomie radicale pour un cancer de la prostate localisé. Si le suivi est plus long, ce taux atteint 15 % ;
  • La résection trans-urétrale de prostate : intervention qui représente un traitement palliatif des troubles urinaires liés à l’obstruction par évolution locale de la maladie ;
  • La radiothérapie : utilisée pour traiter les cancers qui sont localisés à la prostate, ou qui ont atteint les tissus voisins. Elle peut être utilisée pour diminuer le volume de la tumeur ou éviter des complications locales. On utilise soit la radiothérapie externe, soit la curiethérapie (ou brachythérapie) qui consiste à placer des sources radioactives directement dans le tissu prostatique ;
  • Le traitement hormonal : s’oppose à l’action des hormones mâles (androgènes) qui stimulent la prostate. Ainsi, la diminution du taux de testostérone, principale hormone masculine, bloque la prolifération des cellules cancéreuses et diminue le volume de la prostate. Le traitement hormonal n’a qu’un effet transitoire, il bloque la prolifération du cancer sans le guérir ;
  • La chimiothérapie : utilisée dans le cancer de la prostate quand celui-ci a évolué avec une extension extra prostatique et qu’il ne répond plus au traitement hormonal. La chimiothérapie diminue la croissance tumorale et peut diminuer les douleurs liées au cancer.

Cancer de la prostate : le remboursement du traitement

Les dépenses liées au traitement du cancer de la prostate sont lourdes à supporter financièrement. Ainsi, vous vous demandez quel est le montant de la prise en charge du traitement du cancer de la prostate ?

Comment vos soins santé sont-ils pris en charge dans le cadre de ce traitement ? Suivez le guide de LeLynx.fr !

Le cancer de la prostate est une ALD n°30

Considéré par l’assurance maladie comme une affection de longue durée exonérante, le traitement du cancer de la prostate est ainsi pris en charge à 100% par la sécu. En effet, votre médecin traitant établit un protocole de soins vous permettant d’être remboursé à 100% sur la base du tarif de la sécurité sociale. La sécu vous rembourse donc tous les soins, les examens ou encore les médicaments liés au traitement de la maladie.

En revanche, la sécurité sociale ne rembourse pas :

  • Les dépassements d’honoraires ;
  • Les frais de transport, sauf si votre médecin vous a remis une prescription sur laquelle est indiqué le mode de transport. Par ailleurs, si vous habitez à plus de 50km du centre de soin, vous devez avoir conclu avec la caisse d’assurance maladie une entente préalable.

Si vous bénéficiez d’une complémentaire santé, celle-ci peut compléter les remboursements de la sécu, voire même pallier l’absence de remboursement de la sécu.

Les modalités de remboursement des mutuelles dans le cadre du traitement du cancer de la prostate figurent en principe noir sur blanc sur votre contrat mutuelle. Il convient ainsi de bien lire votre contrat afin de bien comprendre la prise en charge à laquelle vous avez droit.

Si vous n’avez pas de mutuelle santé et que vous en cherchez une, pensez à comparer gratuitement les mutuelles sur LeLynx.fr. Bon devis !

 

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Et si on discutait ?

    bonjour
    concernant le cancer de la prostate il faudrait mettre à jour vos commentaires et ajouter le traitement par focal one

    Répondre

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