Le cancer colorectal

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Avec 40500 nouveaux cas chaque année, le cancer colorectal est le troisième cancer le plus fréquent en France et reste l’un des plus meurtriers. Dépisté tôt, il peut pourtant être facilement traité, c’est pourquoi il fait l’objet d’une campagne de santé publique organisée par le ministère de la Santé et l’Institut national du cancer (INCa). Chaque année, les autorités sanitaires font la promotion du dépistage organisé à l’occasion du mois de mobilisation contre le cancer colorectal Mars Bleu.

Dans ce dossier, votre comparateur de mutuelles LeLynx.fr vous éclaire sur les caractéristiques de ce cancer et sur l’importance de son dépistage précoce.

Qu’est-ce que le cancer colorectal ?

C’est un cancer qui prend naissance dans le gros intestin appelé lon ou au niveau du rectum, c’est-à-dire la partie de l’intestin située au-dessus de l’anus. Dans 80% des cas, le cancer colorectal se développe à partir d’excroissances bénignes qui tapissent la paroi de l’intestin: les polypes adénomateux. S’ils ne sont pas retirés à temps, ces polypes évoluent lentement en tumeurs cancéreuses.

La suppression des portions de la partie de l’intestin où se trouve la tumeur est le principal traitement du cancer colorectal, mais d’autres méthodes peuvent être envisagées pour le guérir. Le choix du traitement fait l’objet d’une réunion interdisciplinaire, regroupant des praticiens de différentes spécialités qui mettent en place un schéma thérapeutique en fonction de la localisation et de l’avancée du cancer.

Qui est concerné par le cancer colorectal ?

Les causes du cancer colorectal sont encore aujourd’hui assez méconnues. Cependant, l’association de certains facteurs peut favoriser la survenue de cette maladie. Par ailleurs, même si ce cancer est assez silencieux, certains symptômes doivent être pris comme le signe qu’il faut consulter son médecin.

Trois niveaux de risque

Selon des critères d’âge, d’hygiène de vie ou d’antécédents, les autorités sanitaires établissent trois populations à risque plus ou moins élevé de développer un cancer colorectal :

  • les personnes à risque moyen sont les hommes et les femmes de plus de 50 ans sans antécédents personnels ou familiaux ;
  • les personnes à risque élevé sont les hommes et les femmes ayant des antécédents personnels (ayant déjà eu un cancer colorectal) ou familiaux (dont un parent a déjà été atteint de cancer colorectal), ou encore les personnes souffrant d’une maladie inflammatoire chronique ;
  • les personnes à risque très élevé sont les hommes et les femmes atteints de polypose adénomateuse familiale ou du syndrome de Lynch, deux maladies génétiques qui affectent gravement le côlon et/ou le rectum.

Les personnes à risque élevé et très élevé font l’objet d’un suivi spécifique par un médecin gastroentérologue, voire un oncogénéticien.

Les signes d’alerte

Si le cancer colorectal est souvent imperceptible et particulièrement dans les premiers temps, les signes suivants doivent conduire à la consultation du médecin traitant :

  • les troubles du transit intestinal (constipation, diarrhée, douleurs lorsqu’on va à la selle, vomissements…) ;
  • la présence de sang dans les selles ;
  • les douleurs abdominales fréquentes ou constantes (crampes, gaz, ballonnements…) ;
  • l’altération de l ‘état de santé général (perte de poids, fatigue…).

D’autres signes plus graves peuvent être les symptômes d’une tumeur avancée : il peut s’agir d’une occlusion intestinale, d’une péritonite (infection de la membrane qui entoure les organes de l’abdomen), ou encore d’une jaunisse.

Le dépistage organisé du cancer colorectal

Chaque année, au cours d’une opération appelée « Mars Bleu », le ministère de la Santé et l’INCa profitent de ce mois de mobilisation contre le cancer colorectal pour rappeler l’importance du dépistage régulier à partir de 50 ans. En effet, « près de 95 % des cancers colorectaux surviennent après l’âge de 50 ans », c’est pourquoi cette population à risque fait l’objet d’un dépistage organisé, c’est-à-dire gratuit et systématique.

À partir de 50 ans : le test de recherche de sang occulte dans les selles

C’est un test de dépistage réalisé à domicile et entièrement pris en charge par l’Assurance maladie. A partir de 50 ans, toute personne éligible au dépistage organisé du cancer colorectal se voit délivrer par son médecin traitant un kit pour réaliser chez soi un prélèvement de selles. Il s’agit d’une plaquette sur laquelle doivent être déposés six prélèvements de la taille d’un grain de riz. Le test ainsi qu’une fiche d’identification fournie par le médecin sont ensuite adressés, dans une enveloppe T, au centre de lecture qui recherche la présence de sang occulte (c’est-à-dire invisible à l’œil nu) dans les selles. Les résultats sont envoyés à la personne concernée, à son médecin traitant, ainsi qu’à l’organisme départemental responsable du programme de dépistage, en vue du suivi. Le test est négatif dans 97 à 98 % des cas et à renouveler tous les deux ans.

L’INCa a réalisé une vidéo expliquant très simplement les différentes étapes du dépistage organisé du cancer colorectal :

Si le test est positif : la coloscopie

Si du sang a été détecté dans les prélèvements, la personne concernée est orientée vers un gastroentérologue qui réalise alors une coloscopie. Cet examen lui permet de mettre en évidence des anomalies de la paroi du côlon ou du rectum, les polypes et même de les retirer. La coloscopie est effectuée sous anesthésie générale et consiste à faire progresser une sonde, le coloscope, dans l’appareil intestinal.

Selon l’INCa :

  • dans près de la moitié des cas, la coloscopie ne détecte aucune anomalie ;
  • dans environ 30 % des cas, elle détecte un polype ou adénome ;
  • dans un peu moins de 10 % des cas, elle détecte un cancer.

Évolution et traitement du cancer colorectal

Lors du diagnostic, le stade d’évolution du cancer colorectal est évalué, en fonction de la localisation et la taille de la tumeur. Ces examens permettent d’établir un choix de traitements adaptés pour optimiser le pronostic. S’il est détecté à un stade précoce, le cancer colorectal peut être guéri dans 9 cas sur 10.

Naissance du cancer colorectal

On estime que 60 à 80 % des cancers colorectaux se développent à partir d’un polype adénomateux, c’est-à-dire une excroissance à la surface de la paroi du côlon ou du rectum. En effet, ces excroissances bénignes la plupart du temps peuvent dans certain cas évoluer vers un cancer. L’évolution est alors très lente (une dizaine d’années) et laisse le champ à la détection précoce de ces polypes, qui pourront être supprimés lors d’une simple coloscopie.

Tant que le cancer est localisé la chirurgie suffit

Dans ces premiers stades, le cancer colorectal reste très localisé et n’envahit pas les autres organes :

  • stade 0 : la tumeur est superficielle (située dans la muqueuse) ;
  • stade I : la tumeur est un peu plus profonde (elle atteint la sous-muqueuse) ;
  • stade II : les cellules cancéreuses ont traversé plusieurs couches de la paroi du côlon ou du rectum.

Dans ces situations, le traitement recommandé est la chirurgie et consiste à retirer la partie du côlon ou du rectum qui est atteinte. Dans certains cas la tumeur est agressive et les médecins peuvent envisager une chimiothérapie de complément.

Stades supérieurs : l’association de plusieurs traitements est nécessaire

Lorsque la tumeur est de stade III ou IV, les cellules cancéreuses ont envahi les organes proches voire éloignés du côlon et du rectum. C’est ce que l’on appelle des métastases. Dans ces cas de figure, les médecins se concertent pour établir un schéma thérapeutique en plus de la suppression de la partie affectée. D’autres interventions chirurgicales peuvent être nécessaires, ainsi qu’une chimiothérapie et une thérapie ciblée (association de médicaments anticancéreux).

Ces traitements ont pour objectifs de supprimer les cellules cancéreuses, d’empêcher la propagation du cancer, de réduire le risque de récidive et d’améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de cancers colorectaux.

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