Le cancer du col de l’utérus

Cancer du col de l'uterus

Le cancer du col de l’utérus est la 12ème cause de cancer chez la femme. C’est une maladie rare, souvent sans symptôme, qui peut cependant être détectée facilement et précocement par les médecins, grâce au frottis.

Récemment, un vaccin a été découvert pour prévenir en partie ce cancer. Quels sont les facteurs de risque du cancer du col de l’utérus ? Comment évolue-t-il ? Comment s’en protéger ? Suivez votre comparateur mutuelle LeLynx.fr !

Le papillomavirus humain est le principal facteur de risque

Le papillomavirus humain ou HPV est un virus sexuellement transmissible dont l’infection peut entraîner, dans de rares cas, le développement d’un cancer de l’utérus. Ce virus est très courant, 80 % des femmes en sont porteuses au moins une fois dans leur vie et heureusement, dans presque tous les cas d’infection, le virus est éliminé par l’organisme. Sa persistance est la principale cause du cancer de l’utérus.

En dehors du HPV, d’autres éléments peuvent favoriser le développement d’un cancer du col de l’utérus. L’institut national du cancer (INCa) évoque les facteurs de risque suivants :

  • les rapports sexuels à un âge précoce ;
  • la multiplicité des partenaires ;
  • le fait d’avoir eu plusieurs enfants ;
  • le tabagisme ;
  • l’utilisation prolongée de contraceptifs hormonaux ;
  • l’immunosuppression ;
  • certaines infections comme la chlamydiose à Chlamydia Trachomatis ou l’herpès génital.

Les différents stades du cancer du col de l’utérus

Le cancer du col utérin a la particularité d’évoluer très lentement. Il apparaît sous forme de lésions précancéreuses qui peuvent dans certains cas devenir cancéreuses, ce après plusieurs années. Le traitement du cancer du col de l’utérus varie en fonction du degré de son évolution.

Les lésions précancéreuses

Les lésions précancéreuses sont des modifications des cellules de l’épithélium (le tissu recouvrant) du col de l’utérus. Les lésions les plus fréquentes sont appelées scientifiquement néoplasies cervicales intraépithéliales (CIN) et sont classées en différents grades, selon l’ampleur de la surface affectée (CIN1, CIN2, CIN3). Si certaines lésions précancéreuses disparaissent spontanément, d’autres peuvent persister, évoluer vers une lésion plus grave, voire vers un cancer. Les études montrent que plus la lésion est haut gradée, plus elle a de risque de dégénérer en cancer.

La lente progression des lésions précancéreuses laisse le champ à la détection précoce de ces signes d’alerte et à leur traitement. Ce dépistage est possible grâce au frottis cervico-utérin, soit le prélèvement et l’analyse des cellules de la surface du col. En cas de détection de lésions précancéreuses, plusieurs options peuvent être envisagées, en fonction de la gravité de la lésion :

  • une simple surveillance (pour les lésions de faibles ampleur, qui restent les plus courantes) ;
  • une destruction par laser ou cryothérapie ;
  • une conisation (ablation de la zone affectée) ;
  • dans de plus rares cas, l’hystérectomie (ablation de l’utérus) est nécessaire.

Les quatre stades du cancer

En cas de diagnostic d’un cancer du col de l’utérus, plusieurs examens sont réalisés afin d’en déterminer la gravité : biopsie cervicale (prélèvement et analyse des différents tissus du col de l’utérus), conisation, IRM du pelvis…

Il existe quatre stades de cancers du col de l’utérus, numérotés de I à IV, en fonction de plusieurs critères : taille de la tumeur, localisation, extension du cancer à d’autres organes (métastases). A chaque stade correspond un traitement différent, établi par une réunion de concertation interdisciplinaire (réunion de médecins et professionnel de différentes spécialités). Ces traitements peuvent comprendre de la chirurgie, de la radiothérapie et de la chimiothérapie, chaque technique pouvant être réalisée seule ou en association à une autre.

Se protéger du papillomavirus, principal facteur de risque

Le cancer de l’utérus est la conséquence à long terme d’une infection causée par certains virus de la famille des papillomavirus humains (HPV). Ce virus est sexuellement transmissible mais il n’existe pas de traitement pour soigner son infection. Dans la plupart des cas il disparaît spontanément mais lorsqu’il persiste, il peut créer des lésions précancéreuses.

Si la vaccination préventive est un moyen efficace de prévenir le cancer de l’utérus, ce n’est pas une protection suffisante et le frottis de dépistage régulier est primordial.

La vaccination contre le HPV chez les jeunes filles

Le vaccin contre le HPV protège contre certains types de papillomavirus et permet de réduire fortement le risque de développer un cancer du col de l’utérus, sans pour autant l’éliminer totalement. L’infection au HPV survient dès les premiers rapports sexuels et de manière très fréquente (80 % des femmes sont infectées au moins une fois au cours de leur vie), or le vaccin n’est efficace que chez les femmes n’ayant jamais été exposées au virus. C’est pourquoi la vaccination est recommandée chez les jeunes filles de 11 à 14 ans. Une vaccination de rattrapage peut être envisagée jusqu’à l’âge de 19 ans révolus. Trois injections sont nécessaires.

Ce vaccin coûte assez cher (environ 130 € par injection), mais est remboursé à 65 % par l’Assurance maladie. Par ailleurs, la plupart des mutuelles santé prennent en charge le complément.

Les autres moyens de prévention complémentaires et indispensables

L’utilisation du préservatif lors des relations sexuelles est le principal moyen de prévention des infections sexuellement transmissibles, toutefois son efficacité est moindre en ce qui concerne le HPV. En effet, le papillomavirus se transmet par simple contact des muqueuses.

 

Le frottis de dépistage est primordial dans la prévention du cancer du col de l’utérus. Il s’agit d’un geste simple et non douloureux réalisé par le médecin généraliste, le gynécologue ou la sage-femme, au cours d’un examen gynécologique de routine. Après mise en place d’un speculum, le médecin ou la sage-femme prélève des cellules au fond du vagin et à la surface du col utérin à l’aide d’une petite brosse ou d’une spatule. Le prélèvement est ensuite analysé en laboratoire.

 

Le frottis est recommandé chez les femmes de 25 à 65 ans, tous les 3 ans, qu’elles soient vaccinées ou non. Il est pris en charge à 65 % par la Sécurité sociale et en complément par les mutuelles.

 

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