En continuant la navigation, vous acceptez les cookies. Ils nous permettent d'améliorer nos contenus pour vous proposer des services adaptés. En savoir plus

La ministre de la Santé annonce la généralisation du tiers payant

Alors qu’elle avait annoncé qu’elle ne souhaitait pas le rendre obligatoire, Agnès Buzyn revient sur le tiers payant en affirmant vouloir le généraliser.

Tiers payant généralisé

Mardi 11 juillet, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn a déclaré vouloir généraliser le tiers payant dans une conférence de presse. Elle considère qu’il s’agit d’une nécessité et explique que « c’est vraiment une question d’équité et d’accès aux soins puisque beaucoup de Français renoncent à aller se faire soigner parce qu’ils ne veulent pas avancer l’argent chez un médecin ».

En 2015, 60 % des français assuraient avoir déjà refusé des soins pour des raisons budgétaires. Une tendance en hausse, en 2013, seul 1 français sur 3 n’avait pas eu les moyens de se soigner.

La généralisation du tiers payant ne s’appliquerait qu’à la part de la sécurité sociale et non à celle de la mutuelle santé.

Une généralisation contestée par les médecins libéraux

Si la généralisation du tiers payant n’est pas encore actée, son droit lui, devra être garanti à tous les français avant le 1er décembre 2017. Ainsi, tout malade aura le droit de demander à son médecin traitant ou spécialiste, une solution pour ne pas avoir à avancer les frais. Un droit qui contrarie fortement les médecins libéraux.

Ceux-ci qualifient le tiers payant de « cauchemar » et si 94 % d’entre eux admettent le proposer à leurs patients même quand ce n’est pas obligatoire, ils s’inquiètent de leur perte de revenus. 42 % des praticiens s’estiment perdant à cause du tiers payant quand 68 % d’entre eux s’affairent pendant environ 1h30 par mois à contrôler les remboursements. Une activité qu’ils considèrent comme « trop chronophage » et sans aucun rapport avec la médecine. Ils sont également 69 % à craindre la généralisation du tiers payant qui pourrait avoir, selon eux, des conséquences négatives sur leur métier et favoriser le secteur privé.