Test Covid : les dépenses de l’Assurance maladie ont bondi au 1er semestre

Les dépenses de la Sécurité sociale ont été multipliées par 2 au premier semestre 2021. En cause, les tests PCR et antigéniques, qui pèsent lourd sur le budget de l’organisme de santé français. L’entrée en vigueur, en octobre prochain, de la fin du remboursement des tests non prescrits, devrait limiter les dégâts.

document administratif Covid

Les Français ont été très nombreux à se faire tester directement, sans passer par la case médecin traitant. Conséquence directe de cet usage récurrent des tests par les patients : une forte augmentation des demandes de remboursement d’analyses médicales auprès de l’Assurance maladie. Les dépenses ont en effet augmenté de 120% sur le premier semestre 2021.

La commission des comptes de la Sécurité sociale table sur un lourd bilan, avec une perte estimée à 31 milliards d’euros pour l’année 2021, soit 600 millions de plus qu’en 2020. Plusieurs mesures vont entrer en vigueur dès cet automne pour tenter de limiter les dégâts.

Comment limiter les pertes au second semestre ?

Dès la mi-octobre, le système de santé français ne prendra plus en charge les tests Covid effectués sans prescription médicale. Cette mesure concerne aussi bien les tests antigéniques que les tests PCR. Le but est à la fois de limiter l’usage systématique de tests de « confort », mais aussi d’inciter à la vaccination. Elle devrait avoir des conséquences directes sur les dépenses de l’Assurance maladie au second semestre 2021.

Quel est le coût actuel d’un test pour l’Assurance maladie ?

L’Assurance maladie débourse 25 euros pour un test antigénique, et 49 euros pour un test PCR réalisé en pharmacie.

L’organisme continuera en revanche bien évidemment de rembourser 100% des dépistages effectués sur demande du médecin traitant.