Tests PCR, masque, vaccin… ce qui sera remboursé ou non


C’est cet automne que les tests PCR et antigéniques devraient être rendus payants. Une annonce faite par Emmanuel Macron le 12 juillet dernier lors de son allocution. Un changement important, dans la liste de ce qui est remboursé et de ce qui ne l’est pas.

Fin des remboursements des tests PCR et antigéniques

C’était l’une des mesures phares de l’allocution du président de la République, Emmanuel Macron, le 12 juillet dernier. Le chef de l’Etat avait annoncé que cet automne, les tests PCR et antigéniques seraient rendus payants « sauf prescription médicale » avait-il indiqué. Une façon de sonner le glas pour tous ceux qui voulaient encore faire des tests de confort et éviter le vaccin. C’était l’une des propositions de l’Académie de médecine fin juin.

Aujourd’hui, plus de 32 millions de Français sont vaccinés contre la Covid-19, selon l’application TousAntiCovid.

Ainsi, pour ne pas payer son test, il faudra donc soit être cas contact, soit le faire via une ordonnance.

Le vaccin, quant à lui, restera gratuit et sera toujours remboursé par la Sécurité sociale. Si la Sécurité sociale explique ne pas pouvoir estimer le « coût moyen complet d’un vaccin », Les Echos se sont livrés à une estimation d’après les données du Comité d’alerte des dépenses de l’Assurance-maladie. Avec 4,6 milliards d’euros dépensés en 2021 (pour les frais d’organisation liés à la vaccination de 70 % de la population + un nombre inconnu de doses achetées), le coût moyen pour l’Etat se situe sous les 50 euros pour une vaccination.

Rien à signaler pour les masques

Quant aux masques, pour l’instant, aucun remboursement par la Sécurité sociale n’est à prévoir. Toutefois, en avril dernier, l’Assurance maladie a lancé une opération de distribution de masques aux personnes les plus précaires par la Poste entre le 27 mai et le 4 août 2021. Il s’agissait de la 3e opération du genre après l’automne 2020 et le début d’année 2021. Les personnes concernées étaient les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire et de l’aide médicale de l’Etat (AME). Les masques sont lavables 50 fois et aucune démarche ne fût nécessaire pour les bénéficiaires.

Les autotests pris en charge « pour certaines catégories de professionnels »

Les autotests (toujours vendus au prix maximum de 5,20 euros), ne sont toujours pas remboursés par l’Assurance maladie. Toutefois, selon le site de l’organisme, ils peuvent être « pris en charge pour certaines catégories de professionnels qui travaillent auprès des personnes âgées et des personnes en situation de handicap »

Parmi eux, les professionnels travaillant au sein de services d’aide à domicile :

  • service d’aide et d’accompagnement à domicile (Saad) en service prestataire ;
  • intervenants mandataires, particuliers employeurs ;
  • salariés des services de soins infirmiers à domicile (Ssiad) ;
  • salariés de service pour personnes handicapées.

Ou bien les accueillants familiaux.

Enfin, l’Assurance maladie précise que pour avoir des autotests (dans une limite de 10 par mois) sans payer, il faut présenter au pharmacien un justificatif professionnel. En France, ils seraient 600 000. Le but est de sécuriser leur métier, étant en contact avec des personnes à risque ou pouvant développer des formes graves de la Covid-19.

Le remboursement historique des psychologues à l’appréciation des organismes

En mars dernier, les organismes de complémentaire santé proposaient le remboursement des consultations de psychologues voyant l’impact de la crise sanitaire sur la santé mentale des Français. Plus de précisions avaient été apportées en avril par l’Unocam (Union nationale des complémentaires santé) à l’ensemble des organismes complémentaires via une notice.

Le document précise les différentes modalités pour permettre le remboursement de ces séances de psychologie. Un moyen de cadrer cette mesure historique avec comme but harmoniser les procédures et la prise en charge :

  • le dispositif a débuté le 1er juillet dernier, mais une prise en charge rétrospective sera possible pour les demandes de remboursement émises depuis le 22 mars 2021 ;
  • le montant de la prise en charge : 4 consultations minimum seront remboursées au premier euro, à hauteur à minima de 60€ par séance ;
  • le public concerné : les personnes couvertes par un contrat individuel ou collectif, ainsi que leurs ayants droit, pouvant bénéficier du dispositif ;
  • choix du psychologue : c’est au patient de choisir avec une totale liberté, dès lors que ce dernier dispose d’un numéro ADELI (répertoire national d’identification des professionnels de santé), soit en consultations physiques, soit en téléconsultation.

Toutefois, il reste un point à éclaircir, et le document de l’Unocam ne le fait guère : les modalités d’orientation du patient. Elles sont en effet laissées à l’appréciation des organismes. Si la prescription médicale ne conditionne pas le remboursement, il est cependant recommandé que l’assuré soit orienté par son médecin traitant. Les mutuelles et autres complémentaires santé seront libres d’exiger ou non de leurs assurés qu’ils apportent une preuve de cette orientation, en plus de la feuille de soins du psychologue. Mesure historique certes, mais qui mérite encore d’être éclaircie.

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