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Automédication : voici 4 dangers à éviter


La pratique d’automédication est de plus en plus répandue, surtout pour des motifs économiques. Cependant, plusieurs risques pour la santé menacent ceux qui y ont recours.

L’automédication, c’est quoi ?

Pour faire simple, l’automédication est le fait de se guérir soi-même. Plutôt que d’aller consulter un médecin, le patient dresse lui-même le diagnostic de sa maladie ou de son mal. Il choisit ensuite le remède, donc nécessairement un médicament en vente-libre, accessible sans ordonnance médicale. En général, l’automédication est due soit à un manque de moyens (payer un médecin ou un spécialiste) ou un manque de temps (délais des rendez-vous médicaux).

 Mauvais diagnostic

Le premier des dangers, lorsqu’on se passe de l’avis d’un professionnel de santé, est d’établir un mauvais diagnostic. Pour une petite angine ou des nausées, un simple médicament peut faire l’affaire. Mais lorsqu’il s’agit de symptômes sévères ou d’un problème inconnu par le patient, le risque de se tromper est trop important. Les conseils de proches ou les articles sur internet ne peuvent pas se substituer à une expertise médicale.

De plus, un diagnostic en automédication est bien souvent trop tardif. Il évolue en fonction des symptômes quand, parfois, une consultation aurait permis de déceler une maladie et empêcher qu’elle n’empire.

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 Surdosage

Un autre risque de l’automédication est la mauvaise « auto-prescription » des médicaments. Même le Doliprane, en excès, peut s’avérer très dangereux. Une ordonnance comprend toujours une posologie, c’est-à-dire une durée de traitement, un rythme, ainsi que divers conseils sur le contexte de la prise (avant ou après les repas par exemple).

Choisir soi-même la posologie, même aidé d’une notice, comprend des risques. Le surdosage peut conduire à une intoxication ou une overdose, parfois à des dérèglements cardiaques ou neurologiques.

 Méconnaissance des médicaments

Même dans le cas où un diagnostic est bon, et que le médicament choisi est le bon, une mauvaise utilisation de ce remède peut être faite. Premier danger : ignorer les possibles contre-indications. Certains médicaments sont en effet fortement déconseillés pour les patients ayant, par exemple, des maladies chroniques et certains antécédents.

Ensuite, pour éviter tout risque, il faut bien connaître les interactions des médicaments avec certains produits (alcool, aliments…) et d’autres médicaments. Les excipients, qui portent des noms scientifiques dérivés du latin, sont souvent inconnus du grand public.

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 Aggravation des maux

Avec l’automédication, on a tendance à vouloir soulager nos douleurs sans prendre en compte les potentiels effets secondaires du médicament. Attention à ce que le remède ne soit pas pire que le mal. Que ce soit le paracétamol, l’ibuprofène, les antalgiques, ou encore les IPP, tous peuvent faire empirer un état ou générer des maladies s’ils sont mal utilisés.

En cette période de pandémie, il existe un véritable risque avec l’automédication. L’Agence nationale de santé du médicament (ANSM) a par exemple rappelé que l’hydroxychloroquine ne doit pas être utilisée hors avis médical : « En aucun cas, ces médicaments ne doivent être utilisés ni en automédication, ni sur prescription d’un médecin de ville, ni en autoprescription d’un médecin pour lui-même, pour le traitement du Covid-19 ».
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