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Reste à charge zéro : pourquoi son installation est si compliquée en optique ?

Un peu plus de 2 mois après sa mise en place, la réforme du « 100% santé », appelée également reste à charge zéro, demeure complexe pour tous les acteurs de la chaîne, des opticiens aux mutuelles, en passant par les patients.

opticien femme lunettes

L’imbroglio continue pour les Français voulant acheter des lunettes depuis le 1er janvier. En effet, le reste à charge zéro en optique, mis en place dans le cadre du plan « 100% Santé », reste pour le moment une énigme pour un bon nombre d’assurés mais aussi pour les mutuelles santé et les opticiens, confrontés à des démarches administratives contraignantes.

Tout d’abord, les opticiens ont l’obligation d’établir « une nomenclature exhaustive des verres optiques vendus », selon la Sécurité Sociale. Alors qu’ils existaient seulement une dizaine de cas auparavant, il faut désormais les adapter aux corrections individuelles, ce qui pose d’énormes problèmes informatiques.

Le reste à charge zéro, qu’est-ce que c’est ?
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L’absence de tiers-payant

C’est d’ailleurs sur ce point que les mutuelles santé ont également pris du retard. En effet, leurs systèmes informatiques n’étaient pas prêts au 1er janvier, d’où l’impossibilité pour les opticiens de pratiquer le tiers-payant pour certains de leurs clients. Un frein pour un bon nombre d’entre eux, les poussant à décaler leur achat.

Par ailleurs, lorsque des dossiers sont bels et bien communiqués aux mutuelles, des désaccords interviennent sur les informations contenues dans les devis. Les complémentaires santé demanderaient davantage de détails, voire même quelques fois les ordonnances des ophtalmologues, pourtant protégées par le secret médical…