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Mauvaise entente sur le marché des audioprothèses

Avec l’entrée en vigueur du 100% Santé pour les prothèses auditives au 1er janvier 2021, les patients n’auront plus à débourser un centime pour leur appareillage. Un marché en ébullition se prépare, dans lequel tous les coups sont permis.

prothèses auditives

Les audioprothèses sont parmi les dispositifs médicaux les plus chers qui existent. Grâce à la réforme 100% Santé, ils ne coûteront plus rien aux patients dès le 1er janvier 2021. Le reste à charge sera en effet remboursé intégralement par la complémentaire santé. La Sécurité sociale augmentera sa prise en charge de 210 à 240€ pièce.

Quant au prix de vente maximal, il tombe de 1 100€ à 950€ pièce, soit 1 900€ la paire. Pour les patients disposant d’un contrat responsable, la mutuelle devra prendre en charge tout le reste à charge, soit jusqu’à 710€. Aujourd’hui vendus à 800 000 exemplaires, les appareils auditifs devraient connaître une augmentation significative de leur attractivité. Mais pour les vendeurs, difficile de se distinguer par le prix.

Une vraie bataille juridique

Cet énorme marché en préparation oblige les réseaux de soins, créés par les mutuelles, à trouver un moyen de faire face. Santéclair, qui couvre 10 millions de Français, déploie un service tout-compris : les audioprothésistes du réseau vont proposer une téléconsultation en boutique à leurs clients, avec un médecin ORL, pour leur délivrer immédiatement l’appareil.

Pour le syndicat des audioprothésistes, il y a un risque avéré de compérage, ce qui est interdit par le code de santé publique. « Il stipule que pour éviter les conflits d’intérêts, il ne peut y avoir de téléconsultation dans un lieu de vente », explique maître Luc-Marie Augagneur interrogé par Le Parisien. En effet, l’ORL et l’audioprothésiste s’apportent mutuellement des patients. Santéclair répond clairement : « Qu’on nous attaque, on verra ! »

Pour rappel, plusieurs organisations de dentistes viennent d’être condamnées à 4 millions d’euros d’amende pour avoir appelé à boycotter les réseaux de soin Santéclair, Kalivia ou encore Itelis.