Santé : l’Assurance maladie investit 800 millions d’euros pour les libéraux

Un accord vient d’être trouvé entre les syndicats des médecins libéraux et l’Assurance maladie, qui allouera finalement 800 millions d’euros d’aide aux professionnels de santé. Un investissement supérieur aux 549 millions d’euros initialement proposés, mais qui reste insuffisant pour une grande partie de la profession.

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C’est un accord longtemps repoussé qui a finalement vu le jour ce vendredi 30 juillet. Son objectif ? Mieux prendre en compte les besoins des assurés et des professionnels de santé libéraux dans ce contexte de crise sanitaire.

Parmi les mesures adoptées, cet avenant à la Convention médicale accorde plus de 165 millions d’euros aux médecins généralistes. Cette somme servira notamment à doubler la rémunération des médecins pour le soin au domicile des personnes âgées. Ainsi, le coût d’une visite passera de 35€ à 70€, afin de leur donner les moyens de prendre en charge ces patients dépendants, chaque jour plus nombreux.

165 millions d’euros seront également attribués aux spécialistes. La moitié de cette somme servira à augmenter leur rémunération en cas d’avis ponctuel de consultant (APC : avis donné suite à l’orientation du patient par le médecin traitant). Le reste est destiné à aider les spécialistes en tension et moins rémunérés tels que les psychiatres, gynécologues, pédiatres et endocrinologues.

Des revalorisations jugées insuffisantes par une partie du corps médical

Si le directeur de la Caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM) Thomas Fatôme parle d’un « investissement très significatif », il reste insuffisant aux yeux de nombreux professionnels de santé. Le Syndicat des médecins libéraux (SML) a notamment refusé de signer l’avenant, estimant l’investissement trop faible. Le groupement avait en effet évalué à 2 milliards d’euros l’investissement annuel nécessaire, un chiffre bien supérieur à l’aide finalement accordée.

Ce refus ne remet toutefois pas en cause l’accord, qui a obtenu les 30% de votes nécessaires à sa validation grâce à la signature de trois syndicats « poids lourds » : MG France, CSMF et Avenir Spé-Le Bloc. Ils représentent à eux seuls 54 % des médecins généralistes et 61 % des médecins spécialistes.