En continuant la navigation, vous acceptez les cookies. Ils nous permettent d'améliorer nos contenus pour vous proposer des services adaptés. En savoir plus
Vous pouvez également consulter notre politique de confidentialité ici.

Arrêts maladie : un site qui permet d’en obtenir en ligne fait polémique

Un nouveau site propose des arrêts maladie en ligne, accessibles en quelques clics. Le secteur médical s’insurge contre cette prestation de santé contraire à la déontologie médicale.

Médecin généraliste

Obtenir un arrêt maladie directement depuis son téléphone, son ordinateur ou sa tablette, c’est désormais possible. C’est en effet ce que propose le site arretmaladie.fr, via des consultations de télémédecine. Le principe : le patient remplit un formulaire pour rendre compte de ses symptômes avant d’être mis en relation avec un médecin.

Ce dernier décide ensuite s’il délivre ou non un arrêt maladie. Coût de l’opération : 25€. Pour Can Ansay, fondateur de la start-up, le dispositif, déjà en œuvre en Allemagne, ne peut être que bénéfique. « Vous n’avez plus besoin de quitter votre maison, vous pouvez simplement vous détendre et récupérer. Nous voulons rendre les services médicaux 100 fois plus rapides, plus fiables, plus pratiques et moins chers », expliquait-il à BFMTV.  

Le monde médical s’insurge

Sans surprise, le site est très loin de faire l’unanimité dans le monde médical. L’Assurance maladie dénonce notamment un site qui « s’écarte de la déontologie médicale » et rappelle que « les arrêts de travail ne sont pas des produits de consommation, susceptibles d’être distribués sur demande des patients ». L’organisme va par conséquent entamer une action pour que le site soit suspendu.

Même réaction du côté des médecins. MG France, syndicat de médecins généralistes, a également alerté sur le risque de marchandisation des arrêts de maladie. Le syndicat les a notamment comparés à des pizzas, en ironisant sur le « dixième arrêt de travail gratuit ». Reste à savoir quelle suite sera donnée à l’affaire et si le site pourra ou non continuer son activité.