En continuant la navigation, vous acceptez les cookies. Ils nous permettent d'améliorer nos contenus pour vous proposer des services adaptés. (En savoir plus)
Nous avons mis à jour notre Politique de confidentialité, en accord avec le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD). En continuant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre Politique de confidentialité mise à jour.

Et si les entreprises payaient les indemnités en cas d’arrêt maladie ?

Selon une information des Echos, le gouvernement réfléchirait à faire payer les arrêts maladie par les entreprises. L’objectif est de réduire les frais de l’Assurance maladie. Les syndicats patronaux s’insurgent déjà contre ce projet.

Bientôt une charge supplémentaire de 900 millions d’euros pour les entreprises ? C’est le coût d’un projet gouvernemental visant à faire payer les arrêts maladie par les entreprises, selon une information du journal Les Echos. Les indemnités sur 4 jours seraient alors versées par l’employeur dans le cas d’arrêts de moins de 8 jours.

A la base, le rapport préconisait une indemnisation jusqu’à 30 jours à la suite du délai de carence. L’inspection générale des affaires sociales (Igas) évaluait alors cette mesure à hauteur de 3-4 milliards d’euros. Ce délai a été ramené à 4 jours afin de baisser le coût pour les entreprises à hauteur de 900 millions d’euros.

Une réponse à la hausse des arrêts maladie

Le but est de limiter les dépenses de l’Assurance maladie. En effet, les arrêts maladie sont de plus en plus longs et de plus en plus onéreux pour l’organisme. Les seniors sont d’ailleurs les plus touchés par ce phénomène. Avec leurs salaires en moyenne plus élevés, la Sécurité sociale prend aujourd’hui 50% de leurs salaires après 3 jours de carence.

A l’annonce de ce projet, les syndicats patronaux n’ont pas tardé à réagir. Leurs responsables ont adressé un courrier au Premier ministre Edouard Philippe et dénoncent une mesure « inadmissible ». Les premières annonces devraient avoir lieu en septembre en présence de la ministre de la Santé Agnès Buzyn.