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Arrêts maladie et conditions trop dures : l’absentéisme au travail en hausse

Si les Français talonnent les Espagnols et les Italiens aux premières places des pays ayant le plus fort taux d’absentéisme au travail, un récent sondage de l’institut TNS Sofres offre de nouvelles pistes de réflexion sur le sujet.

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Le manque d’assiduité au travail : des causes diverses

Pour calculer les chiffres de l’absentéisme en France, les instituts de sondage procèdent à un calcul simple : les jours d’absence sont divisés par ceux travaillés pour obtenir un pourcentage. Sont pris en compte :

  • les congés maladie ;
  • les arrêts de travail ou accidents de trajet ;
  • les absences injustifiées.

Un taux d’absentéisme de 4% est jugé comme correct, lorsqu’il dépasse les 8%, l’institut recommande la vigilance. La moyenne Française était de 4,55% en 2015. Si tous les secteurs sont concernés, certains le sont plus que d’autres. C’est le cas des transports et des services qui dépassent tous deux les 5% d’absentéisme. Au contraire, le domaine du commerce est relativement peu touché avec un taux de 3,95%.

La maladie de courte durée : première cause d’absentéisme au travail

Au cours des dernières années, les motifs d’absence sur son lieu de travail n’ont pas changé. 44% des jours non travaillés sont liés à un problème de santé. Les arrêts durent en moyenne 15,7 jours. Plus préoccupant, 56% des absences ont un rapport avec le milieu de travail : trop stressant, trop de travail, une mauvaise ambiance avec ses collègues ou un manque de soutien entre collègues font partie des causes avancées.

Certains corps de métier comme les entreprises du BTP ou les transports sont quant à eux particulièrement touchés par les accidents du travail qui représentent 21% des arrêts maladie et durent en moyenne 20 jours.

L’institut souligne que certaines méthodes ont fait leurs preuves pour lutter contre l’absentéisme : l’amélioration des conditions de travail ou l’instauration de vaccins obligatoires pour les employés. Au contraire, certaines démarches régulièrement utilisées par les DRH sont improductives : sanctions et contrôles ne seraient pas efficaces.