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Santé : les arrêts maladie longue durée ont explosé en 2020

En 2020, les arrêts maladie longue durée ont été bien plus nombreux qu’en 2019, tandis que les arrêts maladie courte durée ont reculé. Les problèmes de santé psychologiques ou musculo-squelettiques ont particulièrement augmenté.

Sécurité Sociale

En 2020, les arrêts maladie longue durée ont bondi de 33%. C’est ce que révèle une étude menée par Malakoff Humanis et publiée par Le Parisien ce lundi 16 novembre. En 2019, ils ne représentaient que 9% des arrêts, contre 12% cette année, ce qui représente une hausse de 30% et une durée moyenne de 94 jours.

Pour autant, le virus du Covid est peu en cause dans ce phénomène. « Le Covid ne représente pratiquement rien dans ces arrêts, 44% concernent des salariés de plus de 50 ans », explique Malakoff Humanis, « la hausse est beaucoup liée au vieillissement de la population active. Et 14% sont dus aux troubles psychosociaux ». Dans le détail, les principaux motifs d’arrêt de travail sont les suivants en 2020 :

  • Maladies ordinaires (29%) ;
  • Troubles musculo-squelettiques (17%) ;
  • Troubles psychologiques (15%) ;
  • Troubles liés à un accident traumatique (14%) ;
  • Chirurgie ou opération non liée à un accident (6%) ;
  • Covid (6%) ;
  • Troubles gynécologiques/grossesse (4%) ;
  • Maladies chroniques (3%) ;
  • Maladies graves (3%) ;
  • Arrêt pathologique prénatal (1%).

Hausse des arrêts pour troubles psychologiques

Conséquence certaine du confinement, les arrêts maladie liés à des troubles psychologiques (dépression, burn out…) ont beaucoup augmenté en 2020. Au mois de mai, ils étaient même la 2ème cause d’arrêt de travail. En janvier 2020, ils représentaient 9% des arrêts, mais ce taux a grimpé à 14% pendant le confinement. « Il y a une anxiété liée au contexte économique et sanitaire et aux effets du confinement », analyse Anne-Sophie Godon, directrice de l’innovation chez Malakoff Humanis.

Quant aux troubles musculo-squelettiques, le confinement a aussi fortement contribué à les faire progresser. Ils représentent 28% des arrêts chez les salariés qui ont télétravaillé au moins 3 jours. « Cela prouve que l’entreprise doit accompagner ces salariés, leur proposer des matériels dont ils disposent au bureau : grand écran, souris verticale, conseils… », note Anne-Sophie Godon.