Objets connectés et assurance santé

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La santé connectée : voilà un terme que nous entendons davantage. Les nouvelles technologies ne se cantonnent plus aux hôpitaux et aux établissements de santé. Elles s’invitent également chez les particuliers à travers divers objets connectés. Si les Français sont de plus en plus friands de ces petits gadgets, les mutuelles santé s’y intéressent de près, en particulier pour mieux évaluer les risques de leurs assurés. Quels sont ces objets connectés de santé ? Comment sont-ils utilisés, notamment par les assurances santé ?

Qu’est-ce que les objets connectés de santé ?

Un objet connecté a la caractéristique d’être relié à Internet. Ce type d’appareil fonctionne grâce à un système de communication sans fil. La majorité des objets connectés que nous connaissons, telles que les montres ou les enceintes, sont reliés via une application mobile sur un smartphone.

Pour les objets connectés de santé, le système est similaire, à la seule différence qu’ils sont entièrement dédiés à la santé et au bien-être. Ces appareils bourrés de technologie ont pour principales fonctionnalités :

  • D’aider une personne à atteindre un objectif déterminé : meilleure alimentation, perte de poids, réalisation de séances de sport, amélioration du sommeil ;
  • De collecter et traiter des données personnelles de santé.

Aujourd’hui, deux types d’appareils connectés de santé peuvent être distinguer :

  • Les objets connectés à usage personnel : ils sont achetés et utilisés par les utilisateurs eux-mêmes, sans aucune indication médicale. Il s’agit généralement de montres et bracelets connectés permettant de suivre et améliorer son hygiène de vie ;
  • Les objets connectés à usage médical : ils peuvent être prescrits ou recommandés par un médecin généraliste ou un spécialiste pour le suivi d’une maladie. C’est par exemple le cas de certains lecteurs de glycémie, pour le traitement du diabète, qui peuvent être reliés à un téléphone afin de visualiser plus facilement son taux de glycémie.

Contrairement aux applications de santé qui existent par milliers, les dispositifs médicaux connectés présentent un intérêt à la fois pour le médecin et son patient. L’objectif est d’observer et de surveiller l’évolution d’une maladie.

Les objets connectés sont-ils remboursés par la Sécurité sociale ?

Les objets connectés de santé sont très rarement pris en charge par la Sécurité sociale. Pour ce faire, il doit s’agir de dispositifs médicaux, conforme à la réglementation en vigueur. Les lecteurs de glycémie peuvent être remboursés à titre d’exemple.

Pour donner lieu à un remboursement, il est nécessaire que l’objet connecté soit prescrit par un médecin et que l’appareil apparaisse sur la liste des produits et des prestations (LPP). La LPP est la liste des dispositifs et soins médicaux pris en charge par l’Assurance maladie.

Pourquoi les assureurs s’intéressent aux objets connectés de santé ?

Face à une concurrence de plus en plus rude et de fortes contraintes économiques, les assureurs misent sur une meilleure gestion du risque. Les objets connectés sont un nouvel outil de sensibilisation auprès des utilisateurs. En récoltant certaines informations, comme le nombre de pas effectués quotidiennement ou le rythme cardiaque, les usagers ont une visibilité directe sur leur hygiène de vie.

En prenant conscience, de manière ludique et directe, de leur qualité de vie, ils peuvent plus facilement se challenger pour améliorer leur santé.  En réduisant les risques pour leur santé, cela aura pour effet de diminuer également les dépenses en santé.

C’est pour cette raison que les compagnies d’assurance s’intéressent de près à ce type d’appareils. Certains objets connectés ont un réel intérêt en termes de prévention.

Un remboursement des objets connectés

Une petite poignée d’assureurs santé intègrent ces appareils leurs offres. Il peut s’agir par exemple d’un remboursement d’un objet connecté : une montre pour le suivi de l’activité physique, une balance pour contrôler son poids.

L’objectif sous-jacent reste bien évidemment économique. Plus l’assuré adopte un comportement sain, plus la mutuelle réduira le niveau de remboursement de soins.

Une tarification plus personnalisées ?

Les assureurs voient également un autre intérêt à ces objets connectés de santé : la collecte de données personnelles.

En rassemblant plusieurs données, l’utilisateur possède une meilleure connaissance de son hygiène de vie de manière régulière, voire instantanée.

L’intérêt pour les assurances, en particulier les assurtechs est de mieux connaître leurs assurés et de réévaluer constamment leur risque.

Plusieurs compagnies réfléchissent alors à une tarification de la prime d’assurance santé personnalisées grâce à ce type d’outil. Si cela permettrait de faire des économies pour les plus sportifs d’entre nous, le risque de discrimination existe néanmoins.

Un autre problème de taille s’impose également : la confidentialité des données de santé collectées. Si la loi encadre le traitement des données personnelles des Français, elle ne légifère pas précisément sur l’encadrement et l’utilisation des informations collectés par ces objets connectés.