En continuant la navigation, vous acceptez les cookies. Ils nous permettent d'améliorer nos contenus pour vous proposer des services adaptés. En savoir plus
Vous pouvez également consulter notre politique de confidentialité ici.

Les tarifs des mutuelles passés au crible par le gouvernement

Après les études de l’UFC-Que Choisir et la Mutualité Française sur l’augmentation du montant des contrats des complémentaires santé, le gouvernement a annoncé avoir ouvert sa propre investigation.

hausse cotisation

C’était une polémique qui allait nécessairement voir le jour en ce début d’année 2021 : la hausse des cotisations des mutuelles santé. Ces dernières sont réévaluées chaque année en fonction des dépenses de santé, mais en 2020, ce fut une année particulière. En effet, avec une explosion des remboursements et la fameuse « taxe Covid » (dont le but est de soutenir la Sécurité sociale), les complémentaires ont voulu répercuter ce surcoût dans leurs contrats.

L’association de consommateurs UFC-Que Choisir a publié fin janvier une étude qui annonçait une inflation médiane des tarifs de mutuelle de +4,3% en un an. Ce qui a déclenché une véritable polémique. Depuis, la Mutualité Française, contestant la méthodologie de l’association, a révélé sa propre enquête réalisée auprès de ses adhérents, qui avance le chiffre de +2,6% d’inflation.

Rappel à l’ordre

Le gouvernement veut prendre ce sujet à bras-le-corps et c’est Olivia Grégoire, secrétaire d’Etat chargée de l’économie sociale, solidaire et responsable, qui a annoncé qu’un inventaire était d’ores et déjà réalisé. Au micro de LCP-Public Sénat, elle a d’abord estimé que l’enquête de l’UFC-Que Choisir était parcellaire au vu du nombre de contrats étudiés.

Olivia Grégoire a ensuite expliqué qu’en cas de résultats insatisfaisants, elle allait « très possiblement, pour dire les choses simplement, rappeler à l’ordre » les complémentaires avec le concours de Bruno Le Maire et Olivier Dussopt. Elle a également rappelé que des engagements de modération tarifaire avaient été pris ces derniers mois dans le cadre du 100% Santé. Mis à part un éventuel tirage d’oreille, donc, aucun alourdissement de la taxe Covid n’est prévu jusqu’à la fin d’année.