53 % des gynécologues et sages-femmes favorables à la vente libre de pilules contraceptives

 

Plus de 53 % des gynécologues et sages-femmes se disent favorables à la mise à disposition sans ordonnance de certains contraceptifs. L’objectif : dépanner occasionnellement et toucher des femmes qui ne consultent pas régulièrement un médecin.

Vente libre des pilules contraceptives

50 % des Françaises utilisent une pilule contraceptive, d’après l’Association française pour la contraception.

Les résultats d’une enquête portant sur la vente libre des contraceptifs ont été dévoilés à l’occasion d’un congrès organisé par l’Association française pour la contraception. Sur le millier de gynécologues et sages-femmes interrogées, plus de la moitié se disent favorables à la vente sans ordonnance de certaines pilules contraceptives orales. Seules les pilules microprogestatives qui contiennent du levonorgestrel ou du desogestrel sont concernées (par exemple Cerazette, Optimizette, ou Microval).

En revanche, moins de 20 % des sondés se disent favorables à la vente libre des pilules estroprogestatives, qui présentent davantage de contre-indications et d’effets secondaires (comme Jasmine, Minidril ou Varnoline). La vente des contraceptifs sans ordonnance d’un médecin pourrait permettre à la Sécurité sociale, dont le déficit était de 6,8 milliards d’euros en 2015, de réaliser des économies. Néanmoins, le risque principal est de voir les consultations gynécologiques diminuer, et avec elles le nombre de dépistages des maladies féminines comme le cancer du sein ou du col de l’utérus.

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