Oscar révolutionne l’assurance santé sur le marché américain

 

La start-up new-yorkaise ambitionne de casser les codes d’un marché dirigé par des poids-lourds du secteur en misant sur une assurance santé 100 % numérique et user-friendly.

Oscar assurance santé

Depuis sa création, Oscar a reversé 528 000 dollars sous forme de récompenses à ses clients.

Fondé en 2013, Oscar promeut une assurance santé simple, intelligente et accessible sur un marché dominé par des assureurs historiques forts d’un portefeuille clients de plusieurs millions d’adhérents. Les offres proposées aux assurés sont les plus claires possibles : la souscription est simplifiée et la structure des couvertures unifiée pour aider le client à choisir une offre en toute transparence. La relation-client est entièrement digitalisée, avec des téléconsultations médicales 24/7, un réseau de médecin accessible grâce à la géolocalisation et des conseillers disponibles à tout instant.

La start-up espère attirer ses clients grâce à un système basé sur la prévention et la responsabilité des adhérents, récompensés pour leur bon comportement. Ainsi, le respect d’un traitement, le suivi de l’activité physique grâce à des bracelets connectés ou la prévention santé donnent droit à des récompenses sous forme de médicaments ou check-up gratuits ou encore des primes, plafonnées à 240 $ par an. Le suivi du client et la collecte des données de santé permet à la start-up d’être informée en temps réel du parcours de soin de ses 145 000 adhérents.

Si le modèle proposé par Oscar s’adapte au système américain, l’organisation du système de santé en France rend l’implantation de ce type d’acteurs plus complexe. Du fait de la répartition du remboursement entre l’Assurance maladie et la mutuelle santé, les complémentaires jouent un rôle moins important qu’outre-Atlantique, où elles prennent en charge la totalité des frais de santé et peuvent donc se permettre des primes d’environ 4 800 $. Les dispositifs de télémédecine et les offres de prévention sont également moins développés en France, où les assurés restent encore réticents à la collecte de leurs données personnelles grâce aux outils digitaux.

D’après une récente étude menée par Deloitte, 50 % des Français se disent favorables à une consultation médicale à distance.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation des cookies Fermer

Revoir mes dernières offres