L’Île-de-France adopte les tests de drogue dans les lycées

 

Valérie Pécresse (Les Républicains) a finalement tenu sa promesse de campagne la plus controversée, quelques mois après son élection à la tête de la région Île-de-France. Les lycéens franciliens seront désormais soumis à des tests salivaires pour détecter leur éventuelle consommation de drogue. 

Test de drogue par salive dans les lycées

« Il y a un fléau en Île-de-France, c’est le décrochage scolaire. A la racine de ce fléau, mettons des mots : des addictions, la drogue, l’alcool et les jeux-vidéo, qui sont une autre forme d’addiction », martèle Valérie Pécresse. La nouvelle présidente de la première région de France a annoncé l’entrée en vigueur d’une mesure autorisant les établissements scolaires à utiliser des éthylotests et à procéder à des tests salivaires de dépistage de drogue sur leurs élèves.

La région a également adopté la possibilité de détecter des consommations de drogue par l’analyse des eaux usées des lycées, une analyse totalement anonyme qui donnera une vision objective de la consommation dans chaque lycée.

Des outils de diagnostic

« 10 % des jeunes d’Île-de-France fument plus d’un joint par jour », affirme Agnès Evren, vice-présidente de la région chargée de l’éducation, qui affirme également qu’il ne s’agit « pas d’une politique de suspicion et d’accusation, mais d’une politique de prévention ».

Malgré l’opposition de la gauche, la région compte demander aux établissements scolaires d’établir un diagnostic sur la consommation des substances addictives et d’identifier les potentiels trafics aux environs des lycées. Réalisés sous couvert du secret médical, les tests de dépistage n’auront aucun caractère obligatoire. Les résultats ne seront pas transmis aux chefs d’établissement, mais uniquement à la famille ou directement au lycéen s’il est majeur.

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