L’accès aux médecins de ville continue à se dégrader

 

Une étude de l’association de consommateurs UFC-Que Choisir met en exergue les difficultés grandissantes d’accès aux soins sur le territoire français.

Médecin généraliste

Intitulée « la fracture sanitaire s’aggrave », l’étude publiée par UFC-Que Choisir appelle à un « état d’urgence sanitaire ». Pour Alain Bazot, le président de l’association, « on s’émeut de la précarité énergétique ; j’aimerais que ce gouvernement s’émeuve de la vulnérabilité sanitaire dans laquelle le pays s’installe ».

« On n’a jamais eu une bonne répartition des spécialistes sur le territoire, car ils se concentrent dans les grandes villes ou à proximité des hôpitaux, mais maintenant les médecins généralistes sont touchés eux aussi », explique Alain Bazot. En 4 ans, l’accès à un médecin de ville proche de chez soi s’est particulièrement dégradé, révèle l’étude.

 5% de la population se trouve dans un désert médical

Actuellement, près de 3,2M de Français (soit 5% de la population) se trouvent dans un désert médical, où la densité de médecins généralistes est 60% inférieure à la moyenne nationale. 7,4M de personnes vivent dans un désert ophtalmologique et 9,5M dans un désert gynécologique, tandis que 12,1M se trouvent dans un désert pédiatrique.

D’après l’étude de l’association, l’accès aux soins gynécologiques dans un délai raisonnable (établi à 45 minutes) s’est dégradé en 4 ans pour 59% des Français, mais également pour 38% d’entre eux en ophtalmologie et 40% en pédiatrie. L’accès aux généralistes (établi à 30 minutes) est moins bon pour seulement 27% de la population.

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