Vente de médicaments sur Internet : attention aux arnaques

En mai dernier, nous vous faisions part des critiques émises par l’Autorité de la Concurrence concernant la vente de médicaments sur Internet.Depuis l’entrée en vigueur de l’arrêté encadrant la vente de médicaments sur le web le 12 juillet dernier, les premières escroqueries ont déjà commencé.

L’Ordre national des pharmaciens vient de déposer plainte contre 11 sites n’ayant pas obtenu la moindre autorisation pour exercer leur activité.

Des sites internet étrangers frauduleux

Quelques semaines après son entrée en vigueur, la vente de médicaments sur le Net connait déjà quelques soucis. En effet, des petits malins ont tout de suite compris l’opportunité que pouvait apporter ce nouveau canal de distribution et en ont profité pour créer des sites internet dans la foulée. C’est la que ca se complique puisque la plupart des sites sont étrangers mais font tout pour tromper l’internaute en faisant croire que leurs sites sont français (la langue, les couleurs, logos ou encore les noms de domaine…).

L’autre problème, du fait que ce soit des sites étrangers (en général russes ou belges), c’est qu’il est difficile de mettre la main sur les individus qui se cachent derrière ces sites frauduleux. L’Ordre national des pharmaciens a donc porté plainte contre 11 sites reconnus comme illicites car exerçant sans autorisation préalable.

La nouvelle réglementation dispose que toute pharmacie sur Internet doit être adossée à une pharmacie en dur.

Les fausses pharmacies en ligne existent depuis longtemps mais la différence c’est que jusqu’au 12 juillet dernier, seuls des sites étrangers opéraient puisque la loi française interdisait la vente de médicaments sur le net.

La réputation des cyber-pharmacies encore ébranlée

L’OMS estime que 96% descyberpharmaciessont illégales et la moitié desmédicaments vendus en ligne sont contrefaits.

La ministre de la Santé, Marisol Touraine avait également fait part de son inquiétude concernant les sites frauduleux. Le décret initial du 19 décembre ne faisait d’ailleurs qu’entrouvrir la porte au commerce en ligne de médicaments avec seulement 450 références autorisées et les prix affichés devaient être identiques à ceux pratiqués en boutique.

Pourtant, le Conseil d’Etat ainsi que l’ordre de l’Autorité de la concurrence, avait demandé au ministère d’élargir la liste des produits autorisés à tous les médicaments non soumis à prescription.

À cause de ces restrictions, lescyberpharmaciesfrançaises seraient beaucoup moins compétitives que celles de nos voisins européens. Les acheteurs, déjà peu enclins à acheter des médicaments sur Internet devront payer plus cher (frais de port en plus) que dans une officine.

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