Tests de grossesse : vers la fin du monopole des pharmacies ?

Test de grossesse

Si vous ne le saviez pas encore, apprenez qu’il sera peut-être bientôt possible d’acheter des tests de grossesse et d’ovulation dans les grandes surfaces. En effet, le Sénat a validé jeudi 12 septembre 2013 un amendement au projet de loi sur la consommation afin d’étendre la vente de ces tests hors pharmacie. Le texte doit désormais être confirmé par le vote de l’Assemblée nationale.

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Faire baisser les prix des tests de grossesse

Benoit Hamon a annoncé la semaine dernière que le gouvernement allait émettre un avis favorable sur cet amendement. L’objectif ? « On pourrait faire baisser considérablement les tarifs » explique le ministre délégué à la Consommation. Jusqu’ici les pharmacies détiennent en effet le monopole de la vente de ces tests.

L’élargir aux grandes surfaces pourrait logiquement entrainer une baisse de prix. Une initiative qui devrait être approuvée par les personnes qui n’ont pas toujours accès à ces dispositifs en raison de leurs coûts.

Un autre point que l’on peut souligner, il peut parfois être embarrassant pour une jeune fille par exemple d’avoir à demander un test de grossesse dans une pharmacie. Souvenons-nous qu’à l’époque où les préservatifs n’étaient vendus qu’en officine cette gêne était similaire pour les jeunes garçons.

Marie-Pierre Martinet, la secrétaire générale du planning familial, reconnaît qu’une telle mesure pourrait être bénéfique : « Améliorer l’accessibilité de ces tests en termes de lieux et de coûts participe de l’autonomie des femmes dans la maîtrise de la fécondité « .

La vente d’autres médicaments ne sera pas remise en question

Benoît Hamon a toutefois précisé que les conseils prodigués par les pharmaciens étaient essentiels. Du coup, le monopole des officines concernant les autres médicaments ne sera pas remis en cause.

Cependant, il n’a pas exclu que d’autres produits, comme « les nettoyants pour lentilles« , puissent eux aussi être commercialisés hors pharmacie.

Du côté des syndicats de pharmaciens, la «pilule» ne passe pas et cet amendement est vécu comme « une déclaration de guerre du gouvernement », selon Gilles Bonnefond, le président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO). Selon eux, il s’agit d’une régression en termes de santé publique étant donné que ces produits nécessitent des conseils importants.

Nul doute que cette polémique met en évidence un conflit d’intérêt économique entre les grandes surfaces et les pharmacies. Ces dernières devront accepter de jouer le jeu et ainsi baisser leurs tarifs.

Rappelons que ce marché a été évalué l’année dernière en France à près de 37 millions d’euros.

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