Semaine européenne de la vaccination 2015 : êtes-vous à jour ?

semaine de la vaccination

Initiée par l’Organisation mondiale de la santé en 2005, la « Semaine européenne de la vaccination » est l’occasion de sensibiliser la population aux enjeux de la protection vaccinale. En France, c’est l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) qui coordonne l’événement en partenariat avec les agences régionales de santé (ARS). Diverses initiatives sont organisées du 20 au 25 avril autour d’une simple question qui constitue le thème de cette année : « êtes-vous à jour ? »

Expositions, distribution de calendriers des vaccinations, opérations portes ouvertes, séances de vaccinations gratuites, conférences, animations, jeux… pourquoi les ARS communiquent-elles autant sur le rôle des vaccins ? LeLynx.fr, comparateur de mutuelles santé, profite de cette semaine un peu spéciale pour se pencher sur les points clés de la vaccination en 2015.

semaine de la vaccination

Une couverture vaccinale encore insuffisante

Le Baromètre santé 2014 publié par l’Inpes est formel : de plus en plus de Français adhèrent et recourent à la vaccination. En 2014, plus de 90 % des bébés de 6 mois ont été vaccinés contre l’hépatite B et plus de 95 % d’entre eux contre le pneumocoque, tandis que 92 % des enfants de 2 ans ont reçu une première dose de vaccin contre la rougeole. Les adultes, en revanche, sont plus négligents pour eux-mêmes que pour leurs enfants et 20 % d’entre eux déclarent ne pas savoir où ils en sont dans leur suivi vaccinal. Par ailleurs, certains vaccins font l’objets de réticences, comme le vaccin contre le papillomavirus (HPV) destiné aux jeunes filles, ou encore le vaccin contre la grippe, particulièrement recommandé chaque hiver pour les personnes âgées. Bien qu’en hausse, le pourcentage de la population française vaccinée pour une maladie donnée, appelé « couverture vaccinale », n’est donc pas encore optimal.

Les vaccins sont-ils obligatoires ?

Compte-tenu du double intérêt sanitaire des vaccins (se protéger soi-même et protéger les autres), se pose la question de leur obligation. Ainsi chaque année, le ministère de la Santé publie un calendrier vaccinal qui préconise les injections de doses en fonction des âges. Ces données n’ont cependant pas valeur d’obligation, mais de recommandation. Seuls deux types de situations relèvent de l’obligation sanitaire :

  • certains métiers requièrent l’administration de vaccins pour être exercés (professions médicales, services funéraires, service de secours, vétérinaires…) ;
  • les enfants entrant en crèche ou à l’école doivent avoir reçu le vaccin contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (DTP).

La prise en charge par l’Assurance maladie

La plupart des vaccins font l’objet d’un remboursement à 65 %. C’est le cas notamment du DTP (diphtérie-tétanos-poliomyélite), du ROR (rougeole-oreillons-rubéole) et des vaccins contre la coqueluche, l’haemophilus influenzae B, l’hépatite B, le pneumocoque, le méningocoque C. Dans certains cas, et notamment pour les enfants et les populations à risque, la prise en charge des vaccins par la Sécurité Sociale est de 100 %. L’injection est, quant à elle, remboursée à 70 % si c’est le médecin qui vaccine, à 60 % si c’est un infirmier et à 100 % dans le cas de certaines affections longue durée. Les vaccins recommandés, voire obligatoires, pour partir dans certains pays étrangers, comme le vaccin contre la fièvre jaune ou le choléra, sont en revanche entièrement à la charge des voyageurs.

Afficher les questions et commentaires
Et si on discutait ?

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation des cookies Fermer

Revoir mes dernières offres