Santé : y-a-t-il 50% de médicaments inutiles sur le marché ?

Selon un article publié mercredi 12 septembre sur le site du NouvelObs.com, le livre des professeurs Bernard Debré et Philippe Even intitulé «Guide des 4000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux» pourrait bien faire l’effet d’une bombe en France à l’heure où le scandale du Mediator est loin d’être passé dans l’oubli…

La charge des auteurs contre l’industrie pharmaceutique

Dès le préambule, les auteurs nous renseignent sur la nature même de l’ouvrage «Guide des 4000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux» en nous indiquant que «ce guide n’est pas un livre. Il n’est pas fait pour être lu du début à la fin, mais pour être consulté, comme un dictionnaire.»

En effet, ce guide de 900 pages présente 4000 médicaments, lesquels ont pu être analysés grâce notamment à une base de données consultable à l’Institut Necker, dont Philippe Even est le directeur. De l’efficacité aux risques, en passant par les coûts, les 4000 médicaments ainsi listés sont passés aux cribles par les deux professeurs.

Dans ces conditions, les auteurs arrivent aux conclusions suivantes:

  • 50% des médicaments vendus sont inutiles;
  • 20% sont mal tolérés;
  • 5% des médicaments sont potentiellement «très dangereux».

Mais, remarquent les auteurs, 75% des médicaments sont remboursés par la sécu. Ce qui revient à considérer pour Messieurs Debré et Even qu’une somme estimée entre 10 et 15 milliards d’euros est jetée par la fenêtre chaque année.

Inexorablement, nos auteurs se disent qu’il y a quelque chose de pourri au royaume du système de santé en France et accusent ainsi l’industrie pharmaceutique qui, parce qu’elle est «la plus lucrative, la plus cynique, la moins éthique de toutes les industries», n’est «préoccupée [que] par le maintien de son chiffres d’affaires».

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