Santé : découvrez le contrat de praticien territorial

Afin de lutter contre les déserts médicaux, l’assemblée nationale a voté vendredi 26 octobre 2012 la mise en place du contrat de praticien territorial de médecine générale.

Censé entrer en vigueur en 2013, le contrat de praticien territorial est une incitation pour les jeunes médecins à ce qu’ils s’installent dans des zones où leurs confrères sont peu nombreux, en échange de quoi ils peuvent obtenir la garantie de percevoir des revenus pendant 2 années. Explications…

Un contrat qui entérine l’idée de forcer 200 médecins à exercer dans les zones sous-dotées?

Vous vous en souvenez peut-être, la ministre de la Santé Marisol Touraine avait fait part au tout début du mois d’octobre de sa volonté de soumettre au gouvernement, dans le cadre du projet de budget 2013 pour la sécu, une proposition visant à «créer 200 contrats proposés à des nouveaux jeunes médecins qui souhaiteraient s’installer pour prendre le relais de médecins qui vont partir à la retraite.»

En échange, la ministre leur garantissait «des revenus pris en charge par l’assurance maladie pendant 2 ans». Puisque vous trouvez, comme nous, que le nouveau «contrat de praticien territorial» ressemble donc à s’y méprendre à la proposition formulée par Mme Touraine, il convient de remettre les points sur les i en précisant que le contrat voté le 26 octobre a la particularité d’inclure les médecins remplaçants dans le dispositif, selon LeMonde.fr.

C’est peu dire que la création du contrat de praticien territorial ne fait pas consensus. En effet, un amendement à la mesure, défendu par le député socialiste Gwenegan Bui avait été porté sur le fondement que «Les diverses mesures incitatives mises en œuvre depuis de nombreuses années ont largement démontré leur inefficacité. Le dispositif proposé par le gouvernement n’est qu’une nouvelle mesure incitative.»

Finalement retiré sur la demande de la ministre, l’amendement en question s’est heurté à l’argument, défendu par Marisol Touraine et d’autres députés, selon lequel la coercition n’est pas forcément la meilleure façon d’arriver à ses fins. Argument qui, on l’aura bien compris, a été de toute évidence aussi appliqué aux dépassements d’honoraires…

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