Les risques liés aux cyberpharmacies

Avec Internet sont nées de nombreuses pratiques. Parmi celles-ci, on peut compter les pharmacies en ligne, dont le cadre légal nébuleux a poussé le ministère de la Santé à publier un guide des bonnes pratiques de ventes qui sortira d’ici peu afin de pallier ces vides légaux. Ce guide a pour objectif de réguler ce marché pour l’instant encore dangereux. Mais cela suffira-t-il à rendre sûres les cyberpharmacies?

Avez-vous déjà commandé des médicaments en ligne? Si l’automédication, le fait d’acheter des médicaments sans ordonnance, est une pratique répandue (les français dépensent 2 milliards d’euros par an en automédication), on ne peut pas en dire autant de l’achat de médicaments en ligne, qui souffre d’une très mauvaise réputation pas forcément déméritée: d’après l’OMS, 96% des cyberpharmacies sont illégales et la moitié des médicaments vendus en ligne sont contrefaits. Cependant, le gouvernement travaille sur l’encadrement et la légalisation de cette nouvelle forme de distribution.

Le cadre légal sera-t-il suffisant?

On aimerait répondre oui à cette question, mais en réalité, rien n’est moins sûr. Car même si toutes les cyberpharmacies étaient 100% légales et ne distribuaient que des médicaments homologués et non contrefaits, ce qui est loin d’être le cas pour l’instant, il resterait la grande inconnue: la responsabilité des acheteurs.

Après tout, tout le monde n’est pas pharmacien et l’automédication comporte des risques, y compris en ligne. N’y a-t-il pas un risque de voir des clients acheter et consommer des médicaments en trop grande quantité ou qui leur sont contre-indiqués? Comment éviter ces dérives? Et quid de la confidentialité? Il est question de proposer un questionnaire au client sur ses maladies, ses allergies et ses traitements, mais comment garantir la confidentialité de ces informationsparticulièrement sensibles et soumises au secret professionnel ? Cette question n’est pas à prendre à la légère. Qu’arriverait-il si les employeurs ou les compagnies d’assurance pouvaient faire main-basse sur de telles informations, par exemple?

Ces cyberpharmacies semblent pour l’instant plutôt inquiétantes, étant donnés les divers problèmes légaux et sanitaires précédemment cités qu’elles soulèvent, même avec un cadre légal. Pour en juger, il reste encore à voir quelles seront les propositions du gouvernement. Leur publication est prévue pour le 1er mars.

Source: mutualité.fr

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