C’est quoi le problème avec la cigarette électronique ?

La cigarette électronique ou e-cigarette qui offre la possibilité au fumeur de fumer dans les lieux publics, sorte de paradis perdu depuis 2008, ne présenterait peut-être pas que des avantages.

La question de la nocivité des cigarettes électroniques qui, bien que ne contenant ni tabac ni goudron, se pose alors qu’on estime qu’un million de Français auraient déjà testé ce palliatif de la cigarette traditionnelle et que 500000 personnes l’utiliseraient quotidiennement.

E-cigarettes: du propylène de glycol et parfois de la nicotine

On ne fume pas les cigarettes électroniques, on les «vapote». En effet, étant donné qu’elles n’émettent pas de fumée mais de la vapeur, le terme qui tend à s’imposer est le vapotage.

Pour autant, ces e-cigarettes inquiètent diverses autorités sanitaires telles que la Société européenne des maladies respiratoires qui déconseille au grand public de les utiliser à cause des produits toxiques et cancérigènes qu’elles contiendraient, nous dit LeMonde.fr.

On pourrait aisément s’arrêter là pour déclarer à l’unisson que les cigarettes électroniques sont néfastes pour la santé si une autre étude présentée au congrès de la Société européenne de Cardiologie n’avait pas écarté tout risque pour le cœur.

Qui croire alors? Comment savoir si le vapotage des e-cigarettes présente de véritables risques ou si ce produit est inoffensif? Vous le comprenez, c’est justement bien là que le problème se pose. Le professeur Yves Martinet, cité par LeFigaro.fr résume d’ailleurs assez bien la situation: «Il est difficile de se prononcer car nous n’avons pas le recul suffisant pour évaluer l’effet de ces produits sur l’organisme après des années, voire des décennies d’utilisation. Or en tant que médecin, on ne peut recommander pour arrêter de fumer que les traitements évalués de façon scientifiquement rigoureuse, comme les patches nicotiniques.»

Du côté de nos institutions sanitaires nationales, la prudence est de mise puisque l’ANSM s’était déjà exprimée sur la question en mai 2011 en rappelant que «la nicotine est classée substance « très dangereuse » par l’OMS et que la réglementation du médicament encadre l’utilisation de produits de substitution nicotinique par une exposition à la nicotine limitée et contrôlée. Les solutions de recharge « e-liquides » contiennent des quantités de nicotine plus ou moins importantes et même pour les concentrations inférieures à 20 mg/ml, elles peuvent conduire à des effets indésirables graves, notamment chez les enfants, en cas d’exposition cutanée ou orale accidentelle.»

Et de recommander in fine «de ne pas consommer ce type de produit.»

Bon, vous l’aurez deviné, on n’est pas vraiment aidé sur la question de la nocivité ou à contrario de l’innocuité de la cigarette électronique et il faudra vraisemblablement attendre des années pour que des études tranchées soient rendues publiques…

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