Pilules de 3e et 4e génération : les ventes chutent de 23%

Les avis négatifs émis par les autorités de santé sur les pilules contraceptives de 3e et de 4e génération et notamment sur les risques de formation de caillots sanguins que la prise de celles-ci accentuerait se sont traduits, nous rapporte une dépêche AFP, par une baisse significative des ventes de l’ordre de 23% sur le seul mois de janvier 2013.

Qui plus est, la méfiance que les pilules contraceptives ont suscitée chez les Français s’est également manifestée par une diminution des ventes de tous les types de contraceptifs oraux combinés (COC), c’est-à-dire toutes les pilules, quelle que soit leur génération, de l’ordre de 3,5% en janvier toujours.

Environ 150 000 femmes auraient cessé d’acheter la pilule

3,5% de ventes de pilules contraceptives en moins, toutes générations confondues, ça équivaut, nous dit l’AFP, à 150000 femmes qui auraient cesséd’acheter la pilule. L’agence du médicament (ANSM) qui a rendu publics ces chiffres lundi 25 février, réitère la recommandation faite aux médecins de prescrire en première intention des pilules de 2e et de 1ère génération.

En outre, l’agence nous fait savoir que deux nouveaux décès, l’un en 1999 et l’autre en septembre2012, viennent s’ajouter aux 13 décès attribués aux pilules contraceptives depuis 1985 et que 36 nouveaux cas d’accidents en relation avec la prise de la pilule ont été notifiés en janvier, ce qui porte à plus de 600 le nombre total d’accidents liés à ces contraceptifs.

Toutefois, ce chiffre ne suffirait à rendre compte de la réalité puisque l’ANSM rappelle que «seuls environ 10% des accidents ou incidents liés à la prise de médicaments sont finalement notifiés aux autorités sanitaires».

La vente des pilules chute alors que celle des stérilets augmente

Dans une étude publiée le lundi 23 juin 2014, l’ANSM confirme la tendance à la baisse pour la prescription des pilules de 3e et 4e génération en comparant la période de janvier à avril de 2012 et de 2014: une chute de 60% pour ces pilules alors que la vente des pilules de 1e et 2e génération a augmenté de 36%.

Autre tendance remarquée par l’ANSM est la progression des ventes de stérilets comme moyen de contraception, car les femmes ne veulent pas prendre de risques d’accidents thromboemboliques, c’est-à-dire l’oblitération de vaisseaux sanguins par la formation de caillots de sang.

Source: AFP

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