Un mini cerveau créé à partir de cellules souches

Les progrès ne cessent d’être faits dans le monde de la recherche médicale. Pour preuve, la dernière prouesse faite par une équipe de scientifiques autrichiens: la création d’un tissu cérébral humain à partir de cellules souches. Cette avancée permettrait d’étudier de façon plus précise les maladies liées au développement du cerveau. Explications de votre comparateur d’assurances LeLynx.fr.

Une avancée pour mieux comprendre les maladies neurologiques

Les chercheurs ont réussi grâces à des cellules souches à recréer du tissu cérébral humain qui pourrait servir à étudier les maladies neurologiques et mieux comprendre le développement du cerveau, l’organe le plus complexe de notre corps humain. C’est la revue scientifique Nature qui a donné les détails de cette étude faite par une équipe de chercheurs coordonnée par Juergen Knoblich, de l’Académie des Sciences Autrichienne.

Le résultat obtenu, des «organoïdes cérébraux» composés d’amas de tissus cérébraux en trois dimensions (3D). La culture s’est faite dans des boites de Petri, récipients utilisés dans les laboratoires. Ces organoïdes présentent les mêmes caractéristiques que le tissu cérébral embryonnaire.

Les chercheurs ont utilisé des cellules souches pluripotentes, susceptibles de donner toutes sortes de cellules du corps. De là, les chercheurs ont réussi à obtenir des cellules nerveuses "actives" qui se sont "auto-organisées" en organoïdes de la taille d’un pois.

Ces «mini-cerveaux» ont pu survivre (dans un bioréacteur) pendant plusieurs mois grâce à l’oxygène et aux nutriments qui leur ont été fournis. Le but premier n’est pas de créer un cerveau à taille réellemais d’observer et comprendre les étapes de la formation du cortex cérébral.

Egalement, ils pourront en savoir plus sur les troubles du développement du cerveau. Ainsi, les chercheurs ont pu noter «grâce à cette méthode, et en se servant de cellules d’un patient, des anomalies de la différenciation neuronale qui pourraient expliquer la microcéphalie (cerveau de petite taille) dont il est atteint" explique Oliver Brüstle, de l’université de Bonn en Allemagne.

Cette réalisation pourrait permettre d’aller au-delà de l’observation du cerveau de souris pour étudier les maladies humaines et leurs traitements, selon les auteurs.

Source: TopSanté

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