Médicaments détournés : le Cytotec en question

L’agence du médicament (ANSM) tire de nouveau la sonnette d’alarme sur l’utilisation du médicament Cytotec du laboratoire Pfizer Holding France. Initialement prescrit pour le traitement de l’ulcère ou des maladies de l’estomac, ce médicament a été largement détourné pour déclencher des accouchements ou favoriser l’expulsion du fœtus en cas d’avortement ou de fausse-couche, nous apprend l’ANSM.

Or, et on vous le donne en mille, si l’ANSM parle de détournement de ce médicament, c’est qu’il n’a pas reçu d’autorisation de mise sur le marché (AMM) en tant que médicament permettant le «déclenchement artificiel du travail».

Cytotec: des risques de rupture de l’utérus et d’hémorragies

Lundi 25 février, l’ANSM a interpellé les professionnels de santé sur les risques potentiels liés à l’utilisation du misoprostol, principe actif du Cytotec, n’ayant «à ce jour, pas d’autorisation de mise sur le marché pour le déclenchement artificiel du travail».

L’ANSM fait en outre valoir que la prise de Cytotec en vue de déclencher le travail d’accouchement s’accompagne de risques d’effets indésirables graves, tels que la survenue de rupture utérine, d’hémorragies ou d’anomalies du rythme cardiaque fœtal.

Enfin, l’agence rappelle que cette mise en garde s’applique aussi au médicament Gymiso, lequel ne doit pas non plus être utilisé dans le déclenchement du travail.

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