Les médicaments à base de cannabis autorisés

On vous parlait en février de la proposition de Marisol Touraine, ministre de la Santé, concernant les médicaments à base de cannabis. Elle avait suggéré que l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) se penche sur le cas du Sativex, un spray buccal déjà légal dans plusieurs pays européens, servant à soulager les douleurs causées par des maladies, notamment la sclérose en plaques. Mais il fallait que l’usage thérapeutique du cannabis soit légal en France. C’est chose faite à présent, un décret publié vendredi rend désormais possible l’utilisation thérapeutique de cette plante.

Plusieurs médicaments bientôt autorisés?

Plusieurs pays dans le monde autorisent déjà le cannabis et ses dérivés pour une utilisation thérapeutique, comme l’Espagne, le Royaume-Uni ou encore le Canada, mais la France jusqu’à présent l’interdit. Cependant, le décret, signé par la ministre de la Santé et Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, rend ces médicaments légaux.

Depuis le 8 juin 2013, l’ANSM est donc autorisée à délivrer des autorisations de mise sur le marché de médicaments à base de cannabis. Le Sativex sera donc bientôt étudié par l’ANSM pour une éventuelle mise sur le marché. D’autres, comme le dronabinol, déjà autorisé en Allemagne, permettant de soulager les nausées que subissent les patients sous chimiothérapie, pourraient également être examinés par la suite.

Ce décret n’autorise donc pas expressément l’utilisation du Satifex. L’ANSM doit encore se prononcer sur le rapport bénéfice-risque de ce médicament avant qu’il soit disponible en pharmacie. C’est la procédure normale pour toute mise sur le marché de n’importe quel médicament.

La légalisation du cannabis à des fins récréatives toujours interdite

Face aux critiques qui y voient le premier pas vers la dépénalisation, le ministère rappelle que ces médicaments ne seront autorisés que «pour certains patients bien définis et selon des modalités très encadrées». Il ne sera pas possible d’obtenir des médicaments de ce type sans ordonnance.

Déjà en février, Marisol Touraine avait rappelé son opposition à la légalisation du cannabis à des fins récréatives.

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