Médecin généraliste : une espèce en voie de disparition ?

Selon l’Atlas de la démographie médicale 2014 publiée par le Conseil national de l’Ordre des médecins la semaine dernière, le nombre de médecins généralistes est en chute libre depuis 2007.

Votre comparateur de mutuelle santé LeLynx.fr vous fait le récapitulatif de cette étude qui tire la sonnette d’alarme sur l’accès aux soins.

La médecine générale peu attrayante

Le Conseil national de l’ordre des médecins a recensé 276354 médecins au 1er janvier 2014, ce qui représente une légère augmentation par rapport à 2013 où on en comptait 271970. L’Ordre attribue cette faible croissance à l’augmentation du numerus clausus, c’est-à-dire le nombre de médecins autorisés à entrer dans la profession, mais aussi à l’arrivée des médecins formés à l’étranger qui ne compensent pas le nombre grandissant de médecins partant à la retraite.

La moyenne d’âge des médecins en 2014 est de 53 ans pour les hommes et de 49 ans pour les femmes qui représentent 44% de la profession.

L’Ordre note qu’il n’y a plus que 90630 médecins généralistes en activité, ce qui représente une baisse considérable de 6,5% depuis 2007. En revanche, le nombre de médecins spécialisés a connu une progression de plus de 6% et cette tendance devrait continuer pour les prochaines années.

La densité régionale de médecins généralistes en activité régulière est en moyenne de 134,5 médecins pour 100000 habitants contre 147,3 médecins spécialistes pour le même nombre d’habitants. L’Eure enregistre la plus faible densité départementale avec 98,1 médecins généralistes tandis que Paris en compte 200,3 pour 100000 habitants.

Les niches de la médecine

Lors de leur première inscription à l’Ordre, les jeunes médecins ne sont pas attirés par l’exercice libéral mais les chiffres démontrent qu’après quelques années en activité, près de 4 professionnels sur 10 se tournent vers cette voie.

Toutes spécialités confondues, on note que les médecins sont plus nombreux à exercer en libéral ou en tant que salariés plutôt qu’en mixte. Ils sont 34% à se regrouper en cabinet où les médecins sont spécialisés dans une même discipline mais sont plus farouches quant aux cabinets pluridisciplinaires.

LeMonde.fr nous apprend que le Président du syndicat des Médecins généralistes, le Dr Claude Leicher pense que si les jeunes médecins se tournent vers une spécialité, c’est parce qu’ils ne trouvent aucun avantage social ni financier à exercer en médecine générale. En outre, en se spécialisant, les médecins peuvent en quelque sorte choisir leurs patients et se passer des gardes auxquelles les généralistes n’échappent pas.

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