Ibuprofène, paracétamol, Motilium… quels dangers ?

Dangers ibuprofene motilium

Les médicaments préférés des Français sont sur le banc des accusés depuis les récentes mises en garde publiées par l’Agence européenne du médicament (EMA). En ligne de mire : l’Ibuprofène, deuxième médicament en vente libre le plus consommé en France, derrière l’indétrônable paracétamol, lui aussi pointé du doigt.

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Ces révélations arrivent peu après celles de la revue Prescrire qui relayait début avril les résultats inquiétants d’une étude sur le Motilium, mais aussi celles de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) qui rappelait début janvier les dangers du baclofène, lorsqu’il est détourné de son usage normal. Face à ces nombreuses alarmes, comment faire le tri dans sa pharmacie ? LeLynx.fr, comparateur de mutuelle santé, revient sur les réels dangers de ces médicaments, molécule par molécule.

Ibuprofène et paracétamol : attention aux abus

Advil, Nurofen, Doliprane, Efferalgan… ces antalgiques sont les stars de nos armoires à pharmacie et pour cause : nul besoin d’ordonnance pour s’en procurer, ils sont en vente libre. Or, l’ibuprofène fait l’objet d’une mise en garde de l’EMA : lorsqu’il est administré par voie orale (les gels et crèmes ne sont pas concernés) et à forte dose, le risque cardiovasculaire est augmenté. En d’autres termes, une surconsommation d’ibuprofène accroitrait le risque d’AVC ou d’infarctus. Reste à définir ce que représente une surconsommation pour l’EMA : il s’agit en fait d’une dose quotidienne de plus de 2400 mg, soit le double de la posologie habituelle. Quant au paracétamol, médicament préféré des Français, plusieurs études récentes ont fait état de risques cardiovasculaires et rénaux accrus en cas d’abus. Là encore, il est important de respecter la posologie indiquée par le médecin, le pharmacien, ou tout simplement sur la notice du médicament, qui reste néanmoins considéré comme le plus sûr des anti-douleur.

Motilium sous haute surveillance

Dangers ibuprofene motiliumLa revue Prescrire a alerté l’opinion publique et les autorités sanitaires à plusieurs reprises ces dernières années sur les dangers de la dompéridone, molécule aux propriétés antiémétiques (contre les nausées et vomissements) notamment commercialisée sous le célèbre nom de Motilium. En effet, une récente étude américaine attribuerait à la dompéridone 231 décès en 2012 en France, sur les 3 millions de patients en ayant consommé la même année. Quoi qu’il en soit, l’ANSM a progressivement renforcé la surveillance de la dompéridone depuis 2004, retiré du marché les médicaments les plus fortement dosés et recommandé aux professionnels de prescrire le Motilium « à la dose efficace la plus faible possible et pour une durée de traitement la plus courte possible » afin de minimiser les risques cardiaques.

Baclofène : ceci n’est pas un traitement minceur

Aussi étonnant que cela puisse paraître, ce médicament utilisé par les médecins pour le traitement de l’alcoolisme, est régulièrement détourné de son indication par les patients, qui l’utilisent comme coupe-faim. Un détournement qui rappelle la sombre affaire du Médiator et qui a poussé l’ANSM à alerter de nouveau le grand public sur les effets indésirables potentiellement graves du baclofène lorsqu’il est utilisé – à tort – dans les régimes d’amaigrissement.

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