Grève des pharmaciens : une mobilisation exceptionnelle

Grève des pharmaciens

Vous l’aviez sans doute remarqué, la majorité des pharmacies avaient fermé leurs portes ce mardi 30 septembre. Une réaction massive contre le projet de loi visant à réformer les professions libérales qui prévoit, notamment, d’introduire la vente de médicaments sans ordonnance en grandes surfaces.

Grève des pharmaciens

C’est un rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) qui a mis le feu aux poudres cet été. Parmi d’autres professions libérales (dentistes, ophtalmologistes, kinésithérapeutes, notaires, avocats, huissiers,…), les pharmaciens y faisaient l’objet d’une révision de leurs activités dans le cadre d’un projet de loi destiné à relancer la croissance. Des mesures jugées néfastes pour « l’éthique et la défense de la santé publique » par le Centre National des Professions Libérales de Santé (CNPS) qui appelait à une « Journée sans professionnels libéraux » ce mardi. Résultat : 9 pharmaciens sur 10 étaient en grève. Une mobilisation exceptionnelle qui traduit l’exaspération générale.

Des médicaments bientôt en grandes surfaces

Si le projet de loi est confirmé, le monopole des pharmacies sur les médicaments sans ordonnance pourrait être remis en cause. Il sera possible d’acheter une boîte de Doliprane au rayon parapharmacie des grandes surfaces comme on achète une brosse à dent ! Une évolution perçue comme dangereuse par les pharmaciens qui s’inquiètent d’un risque sanitaire et d’une hausse des prix résultat de la concurrence bien plus que d’une baisse de leur chiffre d’affaire. A savoir que les médicaments sans ordonnance représentent moins de 10% des recettes des pharmaciens…

Une ouverture du capital inquiétante

La profession s’inquiète par ailleurs de la restructuration économique du secteur. De façon à uniformiser la répartition des officines sur le territoire, le gouvernement envisage d’ouvrir le capital social des sociétés d’exercice libéral (SEL) à des investisseurs étrangers au domaine de la santé. Pour la FSPF (La Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France), cette décision menace directement l’indépendance de la profession en éloignant l’intérêt des consommateurs. Un basculement qui semble pourtant fatal lorsqu’on sait qu’une centaine de pharmacies ferment chaque année par manque de financements.

Avec cette opération coup de poing, les pharmaciens ont bon espoir de s’être faits entendre. LeLynx.fr garde l’œil grand ouvert pour vous informer des retombés prochaines… Affaire à suivre !

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