Grabuge chez les médecins libéraux

25 syndicats et organisations de médecins libéraux appellent à la grève le lundi 12 novembre et à une forte mobilisation ce mercredi à Paris dans un mouvement de protestation contre l’accord récemment conclu limitant les dépassements d’honoraires à 150% du tarif de la sécu.

Les médecins libéraux souhaitent surtout obtenir une revalorisation de leurs honoraires tandis que les internes des hôpitaux revendiquent leur liberté d’installation. Zoom sur la colère des professionnels de santé.

L’accord sur les dépassements d’honoraires, point de départ de la colère des médecins

Comme on aurait pu s’y attendre sans être visionnaire pour autant, l’accord conclu dans la douleur sur les dépassements d’honoraires n’a pas plus à tout le monde.

Élément déclencheur de l’agitation qui touche aujourd’hui le milieu des médecins libéraux et les pousse à la grève – laquelle se traduit par des fermetures de cabinets et des blocs opératoires, nous dit LeParisien.fr ce lundi 12 novembre – l’accord sur les dépassements d’honoraires attise aussi le mécontentement des internes des hôpitaux.

En effet, également directement visés par la mesure issue de l’accord, les jeunes médecins sont appelés à s’engager, sous forme d’un contrat de praticien territorial, à exercer au début de leur carrière dans des zones dépourvues de médecins, c’est-à-dire les déserts médicaux.

Par ailleurs, en ce qui concerne la question des dépassements d’honoraires, les médecins libéraux font savoir qu’historiquement, la création du secteur 2 à honoraires libres en 1980 était censée pallier l’insuffisance de l’assurance maladie à «maintenir le niveau de rémunération des médecins.»

Ce rappel peut être utile, notamment pour l’opinion publique qui selon un sondage Viavoice pour le CISS rendu public le 26 octobre dernier ne comprendrait pas les dépassements d‘honoraires puisque selon les résultats, 8 Français sur 10 ne trouvent pas «normal» que les médecins facturent les dépassements d’honoraires.

C’est d’ailleurs aussi la raison pour laquelle Marisol Touraine, la ministre de la Santé refuse de faire marche arrière.

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