Faut-il avoir peur des somnifères ?

Selon une étude américaine publiée lundi 27 février par le journal médical en ligne BMJ Open et réalisée par le Dr Daniel Kripke et ses collègues du Scripps Clinic Viterbi Family Sleep Center (La Jolla, Californie), le risque de mort est quatre fois plus élevé chez les personnes qui utilisent régulièrement des somnifères que chez celles qui n’en consomment pas.

La rédaction du Monde.fr nous apprend que l’enquête a été réalisée auprès d’un groupe de 10 529 adultes âgés de 54 ans en moyenne et ayant eu des ordonnances «d’hypnotiques» (médicaments pour dormir) entre janvier 2002 et janvier 2007, en comparaison à un groupe de 23 676 personnes n’utilisant pas d’aide médicamenteuse pour dormir, suivis deux ans et demi en moyenne.

Les somnifères associés à un risque plus élevé de cancer

Les médicaments incriminés sont ceux de la famille des benzodiazépines, comme le témazepam, les non-benzodiazépines, comme le zolpidem, les barbituriques et les sédatifs antihistaminiques.

Ainsi, selon les résultats de l’étude, «les patients qui prennent du zolpidem, du temazépam ou d’autres hypnotiques ont un risque de mortalité plus de quatre fois supérieur (4,6) à celui des personnes qui ne prennent aucun de ces médicaments.»

Les gros consommateurs de somnifères ne sont pas les seuls inquiétés puisque l’étude démontre également que chez les consommateurs occasionnels, c’est-à-dire ceux qui consomment 18 cachets ou moins par an, le risque de mort est 3 fois plus élevé que chez ceux qui n’en prennent jamais.

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